La suisse de l'injustice

« Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n’ont rien.»

(J.-J. Rousseau)


I. Un peu d'histoire

La Suisse d'hier  

L'histoire de la Suisse – ou son mythe fondateur – commence fort bien. On connaît le fameux récit des Waldstätten ("gens de la forêt", désignant aussi les trois cantons primitifs) qui se liguèrent contre le pouvoir des Habsbourg. Pour expliquer cette révolte, on évoque généralement trois abus de pouvoir : 

 

1. Celui d'un bailli des Habsbourg qui reproche à un roturier de s'être fait bâtir une maison en pierre, chose qui était alors interdite aux prolétaires.

2. Un autre (bailli) se serait montré cruel : un fils de paysan auquel on avait voulu saisir les boeufs avait malmené l'huissier, puis s'était enfui ; le bailli aurait alors fait crevé les yeux au père innocent.

3. Un autre encore, nommé Gessler, avait fait ériger un mât surmonté de son chapeau, que les passants devaient saluer. L'un d'eux, Guillaume Tell, s'en abstint. Pour le punir, Gessler obligea cet habile arbalétrier à prouver son adresse en perçant de son carreau une pomme sur la tête de son fils. Tell réussit son coup, mais il avait préparé un second trait pour le cas où l'enfant eût été atteint. Gessler s'en étant aperçu fit saisir Tell, auquel il avait promis la vie sauve, pour l'emmener prisonnier. Tell réussit à s'évader et tua Gessler.    

 

Ainsi trois hommes, Werner Stauffacher de Schwyz – celui auquel le bailli avait reproché sa maison de pierre – , Walter Fürst d'Uri et Arnold an der Halden, d'Unterwald – le fils du vieillard aveuglé – formèrent une conjuration. Ils amenèrent sur la prairie du Grütli (ou Rütli), dix compagnons chacun. Ces hommes jurèrent de délivrer leur pays de la servitude. Dès lors, on brûla et on rasa les châteaux et on chassa définitivement les baillis. On connaît la suite de l'histoire. La bataille de Morgarten et les autres, amenèrent petit à petit l'indépendance et la liberté. On connaît aussi les fameux slogans helvétiques qui s'en inspireront : « Un pour tous, tous pour un » ou encore : « Nous voulons être libre comme nos pères l'étaient.»  Des slogans qui montrent bien que la Suisse primitive ne s'était pas construite sur une unité ethnique, territoriale, linguistique, etc., mais plutôt sur des idées fortes telles que l'entraide, l'égalité, la foi chrétienne, la liberté, etc. Au point que nous pourrions presque voir dans cette confédération primitive, une forme d' « anarchisme chrétien ».

La Suisse d'aujourd'hui

Malheureusement, cette histoire a depuis longtemps été enterrée sous sol helvétique. La Suisse d'aujourd'hui n’a en effet plus grand chose à voir avec l'idée et le courage de ses pères fondateurs, mis à part, peut-être, son refus de rentrer dans l'U.E et sa démocratie directe ou plus précisément semi-directe (pas toujours appliquée d’ailleurs). Pour le reste, les Habsbourg sont bel et bien revenus et s'incarnent à merveille dans les banquiers, les bureaucrates, les technocrates, les magistrats, les policiers, les huissiers, les propriétaires, les politiciens véreux, etc. Tant de sépulcres blanchis qui oppressent le petit peuple. Certes, ce phénomène existe malheureusement dans tous les pays ; cependant, la particularité suisse est d'avoir réussi à cacher quasiment tout ce qui pourrait nuire à son image. Et très rares (pour ne pas dire inexistants) sont les médias qui prennent le temps d'analyser les nombreuses injustices de chez nous : ces derniers préfèrent plutôt nous parler des problèmes extra-territoriaux ou encore de la "dernière culotte" de telles ou telles stars. Désinformer par la « peopolisation des esprits » plutôt qu’informer par des faits leur est plus avantageux. Alors, bien que ce ne soit pas l'objectif premier de ce site, nous révélerons ici quelques cas d'injustices (parmi tant d’autres).


II. Injustices diverses

Les spéculateurs de la faim sont les bienvenus en Suisse !

Une très grande partie de la spéculation sur les biens alimentaires a lieu en Suisse et les plus grandes entreprises du commerce des matières premières du monde (notamment Cargill, Archer Daniels Midland, Louis Dreyfus,GlencoreXstrata, Vale etc.) ont leur siège principal dans notre pays ! En outre, ces sociétés parasites bénéficient d’avantages fiscaux scandaleux. Notons également que le sommet mondial des matières premières a lieu depuis plusieurs années à Lausanne. Par ailleurs, avec environ 3,6 milliards de francs suisses investis dans des paris sur les matières premières agricoles, les banques suisses (ainsi que les compagnies d’assurance, les fonds de pension, etc.) sont elles aussi impliquées. Credit Suisse est le principal acteur avec 2,4 milliards de francs suisses sous gestion investis dans des matières premières agricoles. Les conséquences de cette situation sont bien visibles et tangibles : lorsque les prix augmentent, ce sont des millions de personnes supplémentaires qui souffrent de la faim ! (voir La peine du Capital)

 

La double morale helvète

Que faut-il en conclure ? D’une part la Suisse verse des millions (parfois des milliards) chaque année pour aider les pays pauvres (avec l’argent du contribuable bien entendu) ; alors que d’autre part, elle participe directement ou indirectement à l’appauvrissement des peuples. Une double morale tout simplement inacceptable !


L'assurance maladie couvre les avortements, pas les maux de dents !

Nous le savons bien, notre société dégénérée considère actuellement les bébés en devenir comme des maladies potentielles, supprimables à souhait, et remboursables par l'assurance de base. Au-delà du fait que l'automatisme de l'avortement est un véritable génocide (environ 11'000 meurtres par an en Suisse), il est un problème éthique qui s'ajoute à celui-là lorsqu'il s'agit de parler de son financement. En effet, le médecin avorteur (alias le bourreau d'Etat) doit être payé pour faire sa sale besogne. Mais le problème, c'est que tout le monde n'est pas forcément d'accord de cofinancer des crimes. Par conséquent, l'assurance obligatoire ne devrait en aucun cas couvrir l'IVG !   Rajoutons que le plus absurde dans cette affaire, c'est que les soins dentaires ne sont même pas remboursés par l'assurance de base ! Voilà donc une belle injustice…


Le droit suisse encourage les poursuites abusives

En Suisse, on le sait, le droit est toujours plus favorable aux puissants et aux crapules qu'aux faibles et aux honnêtes gens. C’est notamment le cas dans les contrats (bail, travail, vente, etc.) mais également dans les poursuites. En effet, dans ce pays n’importe qui peut engager des poursuites contre un tiers, sans devoir prouver l’existence de sa créance. Certes, la personne poursuivie peut faire opposition, mais l’inscription au registre des poursuites subsiste même si le créancier ne demande pas la mainlevée de l’opposition dans le délai d’une année, ni n’engage de procès visant à faire reconnaître sa créance.

 

Plus grave encore : les assurances maladie bénéficient d’un droit particulier, celui d’être à la fois avocats et juges de leur propre cause ! Par exemple, si un tiers conteste la poursuite et fait opposition, l’assurance-maladie a le droit de requérir, sans autre formalité, la continuation de la poursuite. En d’autres termes, l’assurance peut rendre un jugement normalement réservé à la Justice de paix. Reste donc une seule option pour le prétendu débiteur : faire recours dans un délai imparti de trente jours. Seulement voilà, étant donné que la plupart des gens ignorent qu’une assurance-maladie a aussi le pouvoir judiciaire, il arrive souvent que les trente jours passent et que le jugement rentre en force ! Par conséquent, les « débiteurs » se résignent souvent à payer une poursuite, même si elle totalement injuste.

 

Notons au passage que l’inscription d’une poursuite peut être nuisible pour prendre un crédit, signer un bail, s’engager pour un travail, etc. Sans parler du tort moral que cela peut causer (intimidation, pression, harcèlement, stress, dépression, etc.).


Environ 80% des prisonniers sont ouvriers, chômeurs ou sans logis...

On explique généralement ce chiffre par la fatalité, l'injustice sociale, le fameux cercle vicieux de la précarité qui pousse à la délinquance, et de la délinquance en prison. Mais ce qu'on oublie souvent de dire c'est que le système judiciaire y est également pour quelque chose. En effet, pour prendre l'exemple dans le cas d'un délit égal, le pauvre n’aura pas les mêmes chances que le riche dans un tribunal. La raison est simple : le riche, pourra se payer un bon avocat et tous les frais de justice, tandis que le pauvre n'aura droit qu'à un avocat commis d’office et ne pourra certainement pas se payer tous les recours possibles. Le premier sera ainsi acquitté alors que le second devra faire de la prison ferme. La justice n'est jamais impartiale. Voilà donc l'autre facette qui pourrait aussi bien expliquer ce troublant chiffre.

 

 

Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. 

Genève-Vaud : des conditions de détentions inhumaines

Avec plus de 830 occupants pour 376 places (situation en mai 2013), la pression sur les détenus et employés de la prison de Champ-Dollon (GE) ne cesse de s'accroître. La Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) avait d'ailleurs déjà lancé, début 2013, un appel aux autorités genevoises. Très préoccupée par la situation, elle avait notamment souligné des problèmes d’insalubrité ou encore de délais d’attente excessifs pour l’accès aux soins. Sans succès.  

 

En ce qui concerne les places, certains détenus ont juste un peu plus de 3m² pour vivre. « Même un chenil doit disposer de 5 m² pour un animal de taille moyenne. C’est dire! », dixit une avocate.  

 

Dans le canton de Vaud, le problème de surpopulation carcérale existe aussi, mais les solutions trouvées sont un peu différentes (quoique tout aussi inhumaine). En effet, de nombreux « prévenus » sont tout simplement laissés dans les cellules de police des jours entiers, voire des semaines, en attendant qu'une place de prison se libère. Cette pratique est particulièrement choquante lorsque l'on sait à quoi ressemble ces cellules de rétention (environ 4,5m², éclairage fort, ventilation insuffisante, odeur nauséabonde etc.) ; c'est pourquoi, la loi prévoit normalement un délai de 24 heures (48 heures grand max. sur ordre du Ministère public) de « garde-à-vue » (Art. 219 al.4 et 224 al.2 du CPP ). Le code de procédure pénale est donc violé par ceux qui sont censés le respecter à la lettre. Etonnant !   Bref, ces pratiques inhumaines sont une  honte pour un pays comme la Suisse, d'autant plus que de nombreuses alternatives existent…  


Droit au logement : le scandale des expulsions

Jeune ou vieux, seul ou en famille, malade ou en bonne santé, quelle que soit la crise que vous traversez, si vous ne payez pas votre loyer dans les délais impartis : la Justice vous jettera à la rue ! Un policier du « service » des évacuations frappera à votre porte, accompagné d’un huissier judiciaire et d’un serrurier prêt à intervenir. A ce moment là, vous aurez tout juste le temps de réunir quelques affaires avant de vous retrouver dehors en moins d'un quart d'heure. Ensuite de quoi, vous en appellerez aux services sociaux qui vous diront à leur tour ne pas pouvoir vous reloger dans l’immédiat. Crise immobilière oblige. La spirale continuera : faute d’un autre logement, vos meubles restés sur place seront vite revendus aux enchères… Bienvenue dans le monde impitoyable d’une justice à la botte des propriétaires fonciers.

 

Il suffit qu'un seul homme soit laissé dans la misère pour que le pacte civique tout entier soit nul ; aussi longtemps qu'il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d'injustice et de haine.  Charles Péguy

Immobilier en Suisse : « la propriété, c'est le vol ! »

La Suisse est l'un des pays où il y a le plus haut taux de locataires. Plus de 60% d'Helvètes sont dépendants des propriétaires directs ou des gérances. Ces derniers se comportent souvent en vrais suzerains des temps modernes, encouragés par un droit suisse qui, comme d'autres, fait de la propriété un droit absolu d'user et d'abuser d'un bien. L'intérêt privé prime sur l'intérêt social.  

 

Aussi, en plus d’être des privilégiés, les propriétaires directs ou les régies se permettent de faire un tri féroce qui ne laisse pas droit à aucune erreur…tout particulièrement en période de pénurie. Ainsi, l'homme « du commun» ou l'homme « de la classe d'en bas » est celui qui doit subir tous les caprices de ces nouveaux « maîtres ». Non seulement avant, mais aussi après avoir trouver son logement. Avant, puisque les conditions requises deviennent toujours plus strictes. Après, parce qu'il ne vit dedans qu'à titre précaire. En effet, son domicile contient en soi une puissance étrangère qui le guette et peut l'expulser d'un jour à l'autre. Il n'est donc jamais véritablement « chez lui ». Cette maison de « mort », il faut qu'il la paie ! C'est ça ou la rue. Sans parler des mauvaises isolations de ces immeubles qui rendent souvent le voisinage insupportable.

 

Bref, dans un tel contexte, nous pouvons dire avec Proudhon  : « La propriété, c'est le vol !* »  Plus encore, c'est une autre forme d'esclavage. 

 

* A noter que dans la pensée de Proudhon, la propriété pourrait aussi bien devenir une liberté (en opposition au « collectivisme d’Etat ») ; pour autant qu’elle soit donnée à tous, et non à quelques privilégiés (contre les monopoles). Ainsi Proudhon était aussi bien anti-communiste qu'anti-capitaliste.  


La Suisse : paradis des mafieux ?

Une étude de 2012 a révélé que les mafias du monde entier tissaient leurs liens en Suisse. La mafia albanaise détient le marché de l'héroïne et une partie de la prostitution ; la mafia nigériane, la coke ; la mafia kurde (ou turque) blanchit une partie de son argent dans les kebabs ; et la ’ndrangheta calabraise s'est solidement implantée dans l'immobilier et autres business plus « propres ». Sans parler, bien sûr, de la fameuse et scélérate« mafia diplomatique », avec leur immunité qui n’est de loin pas étrangère à tous ces trafics.   Bref, d'après cette même étude, les magistrats et les politiciens ne semblent pas trop préoccupés par ce phénomène. Qui s’en étonnera ? Au final, si cela rapporte et que ça ne fait pas trop de bruit, pourquoi pas. Autrement dit, la Suisse mène la vie dure aux petits délinquants pour rassurer le peuple, tandis que les gros poissons, eux, nagent bien tranquillement…


Neutralité : la reconnaissance du Kosovo par la Suisse

La Suisse a été l’un des premiers Etats à avoir reconnu l’indépendance du Kosovo en 2008, et ceci malgré les activités criminelles mises en place par Hashim Thaçi et l’UÇK. Autrement dit, malgré les trafics d’armes, d’organes et d’êtres humains, malgré la corruption et la mafia politico-financière (bien connue dans la région), malgré les nombreux monastères et églises orthodoxes brûlés par les Albanais, malgré les 250’000 Serbes (voire plus) qui ont dû quitter leur province depuis 1999, malgré les nombreux morts, etc. En dépit de tout cela, notre Conseil fédéral s’était empressé de reconnaître cet Etat mafieux. Micheline Calmy-Rey, alors ministre des affaires étrangères, avait d’ailleurs été une militante de premier ordre !  

 

Ainsi, nos gouvernants déraisonnables s’étaient réjouis de voir le Kosovo légué aux musulmans et aux mafieux de tous poils, plutôt qu’aux Serbes orthodoxes. Ces derniers ont pourtant une longue histoire qui les lient à cette terre. A l’inverse, les Albanais sont d’anciens Illyriens, Serbes, Goranis, qui ont été convertis à l’islam sous domination ottomane. Dès lors, la reconnaissance du Kosovo « albanais » est historiquement plus que discutable ; et bien plus encore de la part d’un Etat prétendu neutre.


Discrimination positive : un site albanophone payé par les contribuables

Albinfo.ch est une plateforme d'information destinée aux Albanais de Suisse. Elle reçoit chaque année jusqu'à 345'000 francs de la Confédération, appuyé par les cantons et les communes (notamment Lausanne, Genève, Sion, Zurich et Lucerne ). Une aide généreuse qui, selon le Conseil fédéral, permet de « promouvoir l'intégration sociale de la population albanophone en Suisse et de mobiliser son potentiel pour contribuer au développement de leur pays d'origine ». Une drôle d'intégration puisque ce site a laissé diffuser plus d'une fois des messages anonymes contre les Suisses, les Serbes et les chrétiens ! Une politique d'autant plus étonnante dans un contexte où certains Suisses n'ont ni logement fixe ni minimum vital.   

 

Bref, la discrimination positive est aussi une belle injustice, n'en déplaise à la gauche (tout aussi ridicule que la droite, les deux étant complices d'une manière ou d'une autre) qui défendent les intérêts des étrangers avant ceux des autochtones. 


Quand les riches étrangers rachètent nos villes

Le capitalisme sauvage n'a ni morale ni frontière. Alors qu'en France les qatariens rachètent les banlieues (entre autres) ; en Suisse le phénomène commence aussi à prendre de l'ampleur, tout particulièrement dans l'Arc lémanique. En effet, de plus en plus de riches étrangers investissent les villes et les quartiers populaires, créant ainsi une augmentation massive des prix des loyers qui, rappelons-le, étaient déjà bien assez onéreux. Ainsi les prolétaires et sous-prolétaires autochtones seront  prochainement (voire déjà) obligés de partir ailleurs (ou dormir dans la rue pour les moins chanceux). Tel est le message lancé par les néo-habsbourgeois. Le « un pour tous, tous pour un » helvétique est révolu. Aujourd'hui ce serait plutôt "tous pour l’argent" !...Bref, avec ce genre d'éthiques, les propriétaires véreux et cupides ont encore de beaux jours devant eux...  


Taxe poubelle : fausse écologie et vraie arnaque

La taxe poubelle est arrivée dans le Canton de Vaud en 2012 : le fameux sac noir de 20 centimes se transforma en sac blanc de 2 francs/pièce (en moyenne). Soit une augmentation d'environ 900% !... On se souvient tous de la psychose que cela avait d'abord suscité, en particulier à Lausanne. Des citoyens mécontents, des flics pour fouiller les sacs « non-conformes », des amendes salées pour les récalcitrants etc. On se rappelle aussi que nos chers politiciens nous avaient dit que cette taxe était nécessaire pour l'écologie ! Ce mot magique avait bien entendu séduit tous les bobos et les babas de la région. « Pollueur payeur » ou « Trier, c'est valoriser » ces slogans bien choisis ont été relayés par toute la presse du système. Mais cette poudre aux yeux ne nous a heureusement pas tous aveuglés. Quelques rares clairvoyants ont compris qu'il s'agissait encore une fois d'une grosse arnaque. En effet, la ville de Lausanne (pour ne prendre que cet exemple) par le biais de l'Usine Tridel, brûle des déchets italiens particulièrement toxiques mais sûrement très rentable... Rassurez-vous donc, il n'y a pas plus d'écologie chez nous qu'ailleurs...juste plus de taxes !

 


Des juges « intouchables »

Bien que la justice Suisse soit généralement séparée en « trois instances » : District, Cantonal, Fédéral. Il n'existe aucun organe véritablement neutre susceptible de s'occuper de plaintes, voire  de recours, en toute impartialité. Cela signifie qu'un juge bien implanté dans son canton peut objectivement prendre n'importe quelle décision sans avoir de compte à rendre à personne. Ainsi, devenir juge en Suisse : la belle affaire.    


Des bavures « inexistantes »

Dans le canton de Genève, en 2010, sur 68 plaintes de bavures policières il eut 68 non-lieux. Le canton de Vaud suit de peu cette même ligne. 

 

Comment expliquer ce phénomène ?

Porter plainte contre la police n’est pas chose aisée pour celui qui a été victime de violences policières. La justice ne traite en effet ce genre d’affaires qu’à reculons, au point qu’une majorité de cas ne viennent jamais à être analysés en justice ni ne sont dévoilés au grand jour. A côté de cela, un policier qui paraît en tant qu’accusé devant un tribunal a toutes les chances d’être déclaré non-coupable alors qu’un plaignant civil s’expose quasi-systématiquement à une contre-plainte de la police. La contre-plainte pour violence contre les fonctionnaires et/ou empêchement d’accomplir un acte officiel fait en effet partie de la procédure de défense de la police en cas de plainte posée par un tiers pour usage excessif de la violence.

 

A cela il faut encore rajouter qu'aucune instance indépendante n'existe en Suisse romande. Conséquence : celui qui veut aujourd’hui se plaindre de violence policière doit le faire auprès de la police elle-même. Autres solutions, le plaignant peut se tourner vers le Ministère public (Neuchâtel) ou l’instruction pénale (Fribourg, Valais). Difficile cependant de juger ces instances comme indépendantes si l’on considère la proximité professionnelle et parfois même géographiques qu’elles entretiennent avec la police.

 

Ainsi les bavures policières impunies s'expliquent de la même manière que les bavures de la magistrature. Ce sont les deux faces d'une même pièce. En Suisse, les abus de pouvoir et les erreurs judiciaires ont donc apparemment encore de beaux jours devant eux.


Skander Vogt : une peine de mort à la mode vaudoise

Condamné d’abord à 20 mois de prison pour « vol, injures, coups et blessures », Skander Vogt y restera 10 ans, sous prétexte qu’il était dangereux pour la société . Une accusation gratuite puisque la justice lui refusait toute demande d’expertise psychiatrique ! Skander Vogt ne sortait de sa cellule que pieds et poings liés. Dans la nuit du 10 au 11 mars 2010, pour protester contre d’incessantes brimades, Skander Vogt met le feu à son matelas (selon la version officielle). Les gardiens de la prison de Bochuz (VD) attendent une heure et demie avant de lui porter secours. Sa cellule n’est même pas ventilée. Le prisonnier meurt asphyxié. Plus sordide encore, dans des écoutes téléphoniques, diffusées dans la presse suisse et française, on entend les policiers traiter Skander Vogt de « crevure », répéter qu’« il peut crever », que « ça lui fait du bien » ou que « ce n’est pas une grande perte »…Une plainte a été déposée par la sœur du défunt, qui a donné suite à un non-lieu en 2011.


« Des murs qui ont plus de valeurs que des enfants »

La justice de ce pays se montre particulièrement indulgente avec les pédophiles, et très sévère avec les tagueurs.  C’est du moins ce que plusieurs histoires relatent. La dernière en date mentionne le cas  d'un pédophile qui n’a écopé que d’un sursis de prison ainsi qu’une amende de 25'000 francs (qui ne sera d’ailleurs même pas versée). Alors que penser de ce laxisme quand on sait que beaucoup de tagueurs ont écopé de sanctions allant de 40'000 jusqu’à 80'000 francs et plus, voire même de la prison ferme. Est-il encore possible de croire en une telle justice ? Vous sentez-vous plus en sécurité en sachant que vos murs sont quasiment mieux protégés que vos enfants ?... 


Moneyhouse, ou le viol de la loi en toute impunité

Alors que certains doivent respecter la loi à la lettre (sous peine de sanction), d'autres peuvent se payer le luxe de la violer publiquement en toute impunité. C'est le cas des entreprises telles que Moneyhouse (du groupe Itonex AG) et ses petites soeurs monetas.ch et databot.ch, entre autres. Ces sociétés parasites divulguent en ligne les données des entreprises et même des personnes privées, en exposant notamment leur solvabilité (avec ou sans leur consentement).

 

Ainsi, bien que cela constitue une violation claire de la loi fédérale sur la protection des données (LPD), Moneyhouse et consorts ont pu entièrement construire leur business sur une infraction. On se demande bien comment…


Securitas : « Un privé qui se la joue KGB »

La société de sécurité privée Securitas a infiltré des organisations non-gouvernementales dans le but d'espionner leurs activités. L'Office fédérale de la police était au courant. Le cadre légal de tels agissement est discuté sur la scène fédérale et dans les cantons. Par ailleurs, par le biais des Big Brother Awards, Securitas a été «récompensé» mi-octobre 2008 par la société civile critique pour ses intrusions dans la sphère privée. La justice vaudoise (comme à son habitude) conclut l'instruction par un non-lieu en 2009. Plus récent : Securitas a mené une enquête en 2012 concernant ce site même, suite à des tracts déposés dans un magasin. Un petit interrogatoire filmé avait eu lieu, pour le compte d'une gérance privée. Ainsi, le flou juridique ou la mauvaise volonté du pouvoir Judiciaire permet à Securitas de franchir une zone grise réservée habituellement aux services de l'Etat. D'après le portail suisse des "droits humains" ces enquêtes et infiltrations de Securitas, sont clairement des violations des principes de "liberté d’expression" et des droits « démocratiques » de base. 


Divorce : le droit des pères bafoués

En Suisse, dans 95% des cas, les pères divorcés payent les pensions des enfants, et souvent de l'ex-épouse (quelle que soit la raison du divorce). Etranglés financièrement, ces hommes n'arrivent souvent plus à joindre les deux bouts et sont réduits à la pauvreté. A cela s'ajoute la souffrance de ne voir leurs enfants que par intermittence, voire même pas du tout ! Privé de droits, ruinés, moralement castrés ; les pères en Suisse deviennent les nouveaux boucs-émissaires de notre société.


Morts oubliés, reflets d'une société déshumanisée

La découverte du corps de Michel C. dans un quartier populaire de Genève, plus de 2 ans après sa mort (alors qu'il avait une "famille" et des "amis"), avait défrayé la chronique en 2005. Bouleversé et intrigué par cette affaire, un réalisateur  y avait consacré un documentaire poignant intitulé «Chronique d'une mort oubliée» diffusé en janvier 2013 sur la RTS. Ce documentaire met en lumière une réalité tragique: les morts oubliées ne sont hélas pas rares; la police genevoise découvre chaque semaine un corps. Dans le canton de Vaud, c'est environ une fois par mois qu'on en découvre. Ainsi, ce constat morbide reflète l'état d'une société ultra-capitaliste, technocratique et bureaucratique ; "où l'homme n'est plus un homme, mais un numéro parmi tant d'autres." Les vieux et les malades sont inutiles, donc délaissés. L'Etat providence se charge encore de les nourrir et de les soigner, mais sans plus. Tout est automatisé. Rappelons aussi que la Suisse affiche un des taux de suicide les plus élevés d'Europe. Un sujet de plus qui devrait nous faire réfléchir sur la nécessité d'une réforme radicale...


68 milliards pour sauver l'UBS, et plusieurs milliards pour l'UE !

Les grandes banques sont responsables de la plus grande crise économique de ces trente dernières années. Elles s'amusent et les peuples paient en cas de problème. C'est ainsi qu'UBS a dû être sauvée avec 68 milliards de deniers publics, sans retour sur investissement pour les contribuables. Pis encore, UBS continue de verser des milliards de francs sous forme de bonus.

 

Par ailleurs, des milliards de fonds publics ont été versés pour secourir l'UE !...Le peuple suisse se fait spolier de part et d'autre. Cependant, pour détourner leur attention, les partis bourgeois pointent du doigt les assurances sociales qui « coûteraient trop chères ». Cherchez l'erreur. 


Pilule Yasmin: pas d’indemnités pour les victimes en Suisse

L’histoire de Céline (voir photo) a ému toute la Suisse. La jeune femme est gravement handicapée suite à une embolie imputée à la pilule Yasmin. En procès avec le géant pharmaceutique Bayer, la famille de la jeune fille a non seulement perdu, mais doit en plus régler des frais de justice exorbitants (plus de 100'000 CHF). Aux États-Unis, les victimes ont pourtant été indemnisées.

 

Ainsi, nous voyons encore une fois le visage monstrueux de la justice suisse à la botte de toutes sortes de lobbyistes (pharmaceutiques compris).

 


Immigration massive : une arme du capital !

Dans notre société progressiste et mondialiste, il est de bon ton d'être POUR une immigration massive, et ce à n'importe quel prix. En effet, depuis plusieurs années la libre circulation des hommes, des marchandises, et des capitaux, fait partie des dogmes religieux que nous enseignent nos élites bien-pensantes (et cela en Suisse comme ailleurs). Et quiconque oserait parler d'un « problème » se verrait directement taxé de fasciste, de xénophobe, de nazi, etc. On connaît la chanson !

 

C'est ainsi que les médias, les partis bourgeois (de gauche à droite), le patronat, les pseudo-rappeurs et les pseudo-rebelles de tous bords, ont diabolisé systématiquement le seul parti politique suisse (l'UDC) qui osait parler clairement de ce sujet. Car quoi qu'on en dise, et quel que soit notre opinion sur l'UDC (un parti aussi néfaste que les autres), l'immigration massive constitue bel et bien un problème. Il ne s'agit pas d'une psychose ni d'un instinct xénophobe enfoui dans les tréfonds de la Suisse. En réalité, beaucoup de gens ont compris que l'immigration massive  servait surtout à faire pression sur les salaires, raison pour laquelle le patronat encourage ce principe. Les patrons sont d'ailleurs les seuls vrais bénéficiaires de cette affaire, car ils peuvent engager des frontaliers ou des immigrés pour "quelques miettes" ; et c'est là justement que commence le dumping salarial ! Conséquence : les Suisses ont plus de peine à trouver du boulot. À cela s'ajoute, bien entendu, des problèmes de logements qui s'accentuent et de surpopulation un peu partout (bus, trains, routes, etc.)

 

Bref, disons-le clairement : aucun pays ne peut accueillir une immigration massive sans pénaliser ses propres ressortissants et son paysage (bizarrement la plupart des écolos restent muets). D'ailleurs, les premières victimes sont toujours les mêmes : les prolétaires et sous-prolétaires indigènes. 

 

Cela constitue une injustice dans la mesure où l'UDC – pourtant généralement proche de la droite libérale, donc du patronat – se présente en sauveur, en tant que seul parti contre l'immigration massive, et aussi contre l'UE.  Pourtant, sur toutes les autres questions qui touchent les petites gens (logement, salaire, assurance, écologie, etc.) l'UDC est toujours aux abonnés absents !…Il s'agit donc là probablement d'une séduction en vue de récupérer l'électorat « prolétaire » délaissé par les autres partis, et qui leur permettra peut-être par la suite de faire passer plus facilement leur politique libérale et antisociale. Gauche et droite sont donc complices dans ce dossier. Et cette manipulation politique particulièrement odieuse est aujourd'hui courante dans toute l'Europe (la gauche nourrit la droite, et vice et versa). 


Les offensives contre l’Etat social !

Depuis quelques années, à chaque fois que nos quotidiens romands parlent de quelques cas d'abus de prestations sociales s’ensuit alors une restriction générale. Simple coïncidence ?       

 

Il semblerait que les polémiques liées aux quelques cas d'abus ne servent, en définitive, qu’à alimenter le débat sur les prestations sociales, voire l’Etat social lui-même, pour éventuellement préparer le peuple à accueillir plus favorablement de futures restrictions. Cela permet de relancer de vieilles rumeurs sans fondements, telles que : « trop d’abus », « des prestations sociales trop généreuses », « vos impôts sont chers à cause du social » etc. Tactique classique des libéraux et de l’extrême droite. Malheureusement, ce sont tous les bénéficiaires des assurances sociales qui en pâtissent. En stigmatisant les plus pauvres on évite ainsi de devoir parler du seul vrai scandale : la pauvreté.  

 

A propos d’Etat social

L’Etat social est probablement la seule vertu (pour ne pas dire la seule légitimité) que puisse avoir un Etat. Cette conception suppose une régulation dans les domaines économiques et sociaux, notamment par une redistribution des richesses, une prise en charge des risques sociaux (emploi, maladie, indigence, vieillesse, etc.), un revenu minimal garanti, bref une certaine solidarité entre les classes sociales en vue de construire une société plus équilibrée et plus juste. C’est ainsi qu’à travers les siècles, plusieurs penseurs (souvent chrétiens et/ou philosophes) se sont engagés dans ce chemin pour une justice sociale. Certes, une justice sociale jamais vraiment atteinte puisqu’il faudrait pour cela tout réformer. Néanmoins, ces petites avancées ont fait une certaine grandeur de l’Occident, et sont un héritage qu’il vaut la peine de défendre. D’autant plus que ce modèle est toujours mieux celui que nous propose la plupart de ses détracteurs. Ces derniers rêvent depuis toujours d’’un Etat inspiré du « darwinisme social », c’est-à-dire d’un Etat dans lequel la sélection naturelle, la survie des plus aptes, la loi du plus fort, régnerait dans la société. Notons que cette philosophie bestiale est à l’origine de pratiquement toutes les dérives (voir Science et singerie). 


III. L'injustice sociale en chiffres :

 

600'000 
  
Environ 600'000 pauvres en Suisse

 

120’000.- par jour
  
Daniel Vasella gagne 120’000.- par jour. 80’000 travailleurs/euses gagnent moins de 3’000.- par mois. Et 700’000 gagnent moins de 4’000.- brut par mois

 

10% 
  
entre 2000 et 2006, la productivité du travail a augmenter de 10%, et les salaires de 4.6%

 

+12% 
  
+12% de dividendes entre 1990 et 2004, salaires +2%

 

4000 
  
4000 riches étrangers bénéficient de forfaits fiscaux en suisse

 

77 milliards de bénéfices 
  
les 24 plus grandes entreprises à la bourse suisse ont fait 77 milliards de bénéfices en 2006, +26% par rapport à 2006

 

200’000 millionnaires 
  
Suisse : 200’000 millionnaires et 200’000 ménages "working poors"

 

3,7% de riches possèdent 50% de la fortune privée.

 

348% 
 Entre 1981 et 2003, le nombre de contribuables possédant plus de 5 million de fortune a augmenté de 348%

 

+4.5% 
  
2006 : salaire réels moyens augmentaient de 0.1% ; salaire des cadres sup : 4.5%

 

13% 
  
13% des étudiants doivent s’endetter pour vivre.

 

36 milliards
  
L’homme le plus riche de Suisse, Ingvar Kamprad (IKEA) possède 36 milliards de fortune et paye un forfait fiscal de 200’000.- si ce tarif était appliqué à un contribuable suisse "moyen", il payerait 1.50.- d’impôt par an

 

57% 
  
seuls 57% des ouvriers arrivent à la retraite vivants et sans handicaps

 

1525.- 
  
AI : un rentier sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté (rente moyenne : 1525.-/mois)

 

33% 
  
Suisse : record européen de stress au travail : 33% des travailleurs/euses en souffrent

 

1/3 
  
1/3 des assurés peinent à payer leurs primes d’assurance maladie, ou n’y arrivent pas.

 

 

* Chiffres de 2007

 


Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, Et à ceux qui transcrivent des arrêts injustes, pour refuser justice aux pauvres, et ravir leur droit aux malheureux...Esaïe X, 1-2

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