Eskhatos

« Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d'avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils vous disaient qu'au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies ; ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes naturels, n'ayant pas l'Esprit. Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Reprenez les uns, ceux qui contestent ; sauvez-en d'autres en les arrachant du feu ; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant même le vêtement souillé par la chair. » (La Bible, Jude I, 17-23)

 


Définition

L'adjectif grec eskhatos signifie "dernier" ou "extrémité" ; il a aussi valeur de nom pour désigner la "fin" (cf. Ac I, 8 ; XIII, 47 ; Hé I, 2 ; I P I, 20 ; Ju I, 18). D'où le mot eschatologie, qui est l'étude des fins dernières de l'homme et du monde.

 

La fin de l'homme et des puissances

La finalité de l'homme corporel, c'est la mort. Et la finalité de son âme dépend de son choix. Il a le choix entre le bien et le mal, la grâce ou la colère, le salut ou la perdition.

 

Les peuples et les nations forment également des corps et ont aussi le choix entre deux royaumes. Mais quelle que soit leur décision, le règne du mal sera un jour anéanti (Ap XX, 10-15). Les individus seront jugés, mais aussi les peuples (cf. Mt X, 15 ; XI, 24). Et les chrétiens qui ont cru pouvoir servir deux maîtres et qui ont collaboré avec les impies seront vomis, tant ils dégoûtent le Seigneur (cf. Mt VI, 24 ; Ap III, 15-16).

 

Dans le livre de Daniel, au chapitre deux, il est parlé d'une statue composée de cinq éléments représentant quatre grandes puissances antiques – soit Babylone (tête en or), l'empire médo-perse (poitrine et bras d'argent), la Grèce (ventre et cuisses d'airain), l'empire romain (jambes de fer) – et une dernière qui paraît multiple et indéterminée (pieds de fer et d'argile). Cette dernière partie symbolise vraisemblablement les différentes grandes puissances qui ont succédé à l'empire romain jusqu'à aujourd'hui. Elle est mystérieuse, à la fois forte (fer) et faible (argile), mélangée et divisée, et cela fait surtout penser aux puissances modernes. Cependant, il y a une pierre qui vient briser la statue : elle représente le Christ et tous ceux qui œuvrent pour la Christocratie (cf. Da II, 34-35, 44-45 ; I P II, 4-10). Le Christ a déjà triomphé. À nous, pierres vivantes, de poursuivre l'œuvre de démolition avant la sainte reconstruction.


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