Effondrement moral

« Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous...» (La Bible, Romains I, 22)


Critique des lois et normes sociales

Les normes sociales définissent ce qui est interdit ou autorisé, les façons d'être qui sont acceptables ou non et, par extension, la manière dont on attend qu'un individu agisse ou réagisse dans une situation donnée. Dans le langage commun, on dira ainsi qu'une personne est « anormale » si son comportement ne correspond pas aux règles établies. Cela dit, toutes les sociétés n'ont pas les mêmes normes. Suivant leur histoire ou leur culture, tous les pays n'ont pas la même définition de ce qui normal ou pas. De plus, l’époque joue aussi un grand rôle dans ces notions, car ce qui était interdit hier peut devenir acceptable aujourd'hui. En poursuivant ce raisonnement,  on pourrait facilement conclure que tout le monde à raison et tort… au final, tout ne serait quune question de point de vue. Sans absolu, lhomme devrait simplement se contenter de suivre des normes de son temps, qui ne sont certes pas des vérités, mais qui ont su simposer dans le marché des « idées ». C'est le système de valeur que lon connait en Occident et qui est exclusivement réduit à « la loi du plus fort »L’écrivain russe Léon Tolstoï disait justement à ce propos:« On ne peut pas croire que la soumission aux lois sociales et politiques satisfasses aux exigences de la raison… Nous savons qu’elles (ces lois) sont enfantées par la cupidité, par la fourberie, par la lutte des partis… » Et la Bible enseigne à juste titre : « Ne vous conformez pas au siècle présent ». Par conséquent, les lois ou les normes sociales imposées par les puissants ou même la majorité des hommes ne devraient jamais influencer ou dominer la conduite des individus conscients...

 


Comprendre le terrorisme laïque 

Religion maçonnique

La laïcité est la nouvelle religion occidentale. Sous couvert de ce terme, on a d’abord cru qu'il s'agissait d'un pouvoir séculier censément neutre pour garantir la liberté de croyance et d’opinion à chacun. En réalité, il n’en est rien ! La laïcité est une religion comme une autre, qui a aussi ses concepts, ses dogmes, ses sacrements, et qui a su s’imposer pour devenir la nouvelle doxa. C’est d’abord par une prétendue science qu’elle a réussi à convaincre les masses. En effet, le rejet de Dieu et de ses normes a été décisif dans cette bataille des idées. Ainsi, le fait de croire, par exemple, que l’homme est arrivé sur terre par un processus hasardeux, ayant quelque espèce de singe comme ancêtre, a donné libre cours toutes les dérives possibles et imaginables ( voir la rubrique Science et singerie). Par ailleurs, les « laïcards » ont réussi à dicter leur « morale » en gagnant la guerre du langage, notamment en détournant le sens des mots. C’est ce que nous verrons ci-dessous.

 

Avortement

L’ exemple le plus significatif est probablement celui de l’IVG. En effet, les « laïcards » ou francs-maçons (ce qui revient presque au même) ont su utiliser les bons slogans tels que la "liberté des femmes" et "leur droit à disposer de leur corps" ou même de parler d'"acte médical" (comme s'il s'agissait de soin) lorsqu’il s’agissait d’ouvrir le droit à l’avortement de masse. Les millions d'êtres humains tués chaque année sont ainsi devenus, pour les masses, une chose normale et même un droit fondamental. Autrement dit, le meurtre des êtres humains les plus innocents, en l'état, peuvent être acceptés par les vulgaires si l’on sait manier et surtout dénaturer les mots. De plus, un mensonge répété des milliers de fois devient une "vérité" pour eux.

 

Évidemment, les partisans de ce genre d'homicide prétendent qu'un embryon n'est pas vraiment un être humain ou une personne. Mais qu'est-ce alors ?... Tout le monde est censé savoir aujourd'hui que le biologiste Ernst Haeckel avait produit des croquis falsifiés (fraude de Haeckel), dans l'intention de prouver l'évolutionnisme, en donnant l'illusion qu'un embryon humain repassait rapidement son "histoire évolutive": une étape poisson, une étape salamandre, une étape tortue, une étape poulet, etc. Or, les avorteurs se sont souvent servis de cette fraude pour rassurer leur cliente, en leur disant, par exemple, que l'être humain à supprimer ne se trouvait qu'au "stade poisson". Le meurtre n'en restait pas moins un meurtre, mais la conscience de la femme s'en trouvait nettement moins tourmentée.

 

En vérité, tous les scientifiques un tant soit peu sérieux savent qu'un embryon humain est, par nature, un être humain, et cela dès la fécondation. Dès le premier jour, ou plus précisément dès la fusion des deux gamètes, mâle et femelle (23 chromosomes+23 chromosomes), un nouvel être humain apparaît (46 chromosomes). Ce petit d'homme, qui se trouve alors au premier stade de son développement humain, possède l'intégralité de son code génétique qui restera le même toute sa vie. Les 46 chapitres du livre d'instructions de la vie sont là, et rendent cet être humain parfaitement unique. Il est à la fois une union entre son père et sa mère, mais il est aussi une personne distincte de l'un et de l'autre. Voilà pourquoi le slogan absurde des féministes consistant à dire "mon corps m'appartient" ne tient absolument pas. L'être humain qui se développe dans le corps de la femme les 9 premiers mois n'est pas plus elle que son père. Il est autre.

 

Quant au fameux argument sur l'aspect "non-humain" de l'embryon, il ne tient pas non plus, puisque l'apparence de l'homme peut aussi changer bien des fois dans une vie (embryon, fœtus, nourrisson, enfance, adolescence, âge adulte, vieillesse), tout en restant profondément le même être. Aussi les pro-avortements sont-ils incapables de dire à quel moment un être humain devient un être humain, tout simplement parce qu'ils nient l'évidence et cherchent à justifier l'injustifiable. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les délais pour l'avortement varient d'un pays à l'autre (entre 12 et 24 semaines).

 

Notons enfin que certaines personnes militent aujourd'hui pour aller encore plus loin (notamment Peter Singer, le gourou de l'antispécisme et du véganisme). Elles voudraient en effet que les parents puissent avoir le droit de supprimer l’enfant après sa naissance, dans tous les cas (avortement post-natal). Plus aucune perversion n'est aujourd'hui exclue. 

 

En conclusion, ajoutons seulement qu'un certain doute nous assaille, dans la mesure où l'on pourrait légitimement se demander s'il n'eût pas été préférable que tous les êtres pernicieux et antichrists ne naissent pas. Le monde s'en porterait alors beaucoup mieux. Mais même ce genre de doute n'a pas lieu d'être, puisqu'il ne nous appartient pas de tout sonder. Par conséquent, faute de pouvoir prévoir si un tel ou un tel deviendrait bon ou mauvais, suivrait ou non l'exemple de ses parents, l'avortement doit toujours être  considéré comme un crime (excepté, peut-être, si la vie de la mère est réellement en danger).

 

Féminisme

Le féminisme a d'abord été présenté comme un mouvement de libération de la femme, entendue ici comme un être général et particulièrement exploité. L'idée étant de faire croire au plus grand nombre qu’il était nécessaire que les femmes s'émancipent de leurs conjoints ou plus largement des "hommes". Ainsi, le travail, l'insoumission, le libertinage et le droit de "disposer librement de leur corps" (incluant le droit à l’avortement!) leur ont été suggérés par nos élites comme étant les meilleurs moyens d'obtenir la "liberté". En réalité, il s'agissait rien de moins qu'une liberté d'esclave. Car derrière ce discours creux, il est évident que le grand patronat se préparait une main d’œuvre bon marché et une nouvelle concurrence pour faire pression sur les salaires. Quant à l’État, il vit le mouvement féministe plutôt comme une opportunité d'augmenter ses recettes fiscales, puisqu'il y aurait alors plus de personnes à taxer.

 

D'autre part, le mouvement féministe permit d'abord de tempérer une véritable lutte, à savoir la "lutte des classes", avant de la supplanter définitivement par leur ridicule "lutte des sexes". Une fois encore, l'État et les grands bourgeois ne pouvaient que féliciter et soutenir l'imposture féministe (d'où la grande publicité dont jouit encore ce mouvement).

 

En définitive, un grand nombre de femmes occidentales sont progressivement devenues des harpies, toujours plus fières d'être révoltées, "indépendantes", et insoumises à leurs conjoints, sans pour autant se rendre compte qu'elles devenaient toujours plus esclaves du système techno-capitaliste, lequel a donné sa main d'association au féminisme depuis le début.  

 

Propagande LGBT, mariage pout tous, achat d’enfants, théorie du genre, etc.

Suffisamment de brèches ont été ouvertes pour atteindre l’effondrement moral voulu par nos élites. Nous assistons actuellement, peut-être, au plus spectaculaire de toute l’Histoire. L’Occident ressemble à s'y méprendre à Sodome et Gomorrhe. Examinons,  ici encore, quelques-unes de ses nouvelles dérives :  

 

LGBT – Terme pour désigner les lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels. Alliés des féministes, leur propagande est relayée par tous les médias mainstream. En gros, le but de ces lobbys LGBT consiste à faire trouver le couple traditionnel, les gens croyants, les hommes virils et les femmes naturelles, complètement désuets. Par ailleurs, notons que quiconque n’est pas favorable à leur modèle dégénéré se voit directement taxé de fasciste, d’homophobe, ou de macho.  

 

Mariage pour tous – D’abord appelé "mariage homosexuel ou gay", ce dernier a été changé en "mariage pour tous", afin de ne pas choquer ni discriminer les autres formes de sexualité. Ce mariage civil, déjà mis en place dans plusieurs pays, consiste à unir des couples de même sexe au nom de l’égalité. On peut facilement imaginer que ce fameux « pour tous » puisse un jour déboucher sur d’autres sortes d’union (homme-animal, qui sait?).  

 

Toutefois, le pire dans cette histoire n’est pas tant d’avoir rendu le mariage accessible aux homosexuels, vu que de toute façon le mariage civil n’est rien de plus qu’un contrat de vente reflétant notre société techno-capitaliste, et ne correspond donc plus vraiment aux unions civilo-religieuses qui étaient célébrées autrefois. Le problème se situe surtout dans un autre registre : celui de l’ouverture à la filiation automatique qui aboutira probablement à une marchandisation des bébés.  

 

Achat d’enfants – Les homosexuels peuvent donc se marier ou se pacser, mais voilà qu’ils aimeraient aussi devenir parents ! Or les barrières naturelles, biologiques, les empêchent de procréer. Comment donc y remédier ? Ces pervers, soutenus généralement par toute la clique de techniciens, capitalistes, politiciens, magistrats, etc. ont trouvé l'astuce suivante : étant donné que le statut juridique de « mariage » ouvre le droit à la filiation, les couples homosexuels pourront, en toute légalité, recourir à la « science » pour se faire fabriquer des gosses rien qu’à eux (comme des objets). Autrement dit, les pédérastes pourront se payer des mères porteuses (GPA) et les lesbiennes pourront aller s’acheter la semence d’illustres inconnus (PMA) pour se faire féconder. Voilà donc de nouveaux marchés juteux et bien dégueulasses en perspective.  

 

Lors d’une interview sur le sujet, Pierre Bergé, un richissime pédéraste et propagandiste LGBT français , déclarait de manière éhontée :    

 

« Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? »  

 

Cette phrase révèle assez clairement la tendance politique actuelle, c’est-dire la convergence entre libéralisme et  libertarisme, capitalisme   et  « socialisme ». Autrement dit, la liberté des hommes devient un prétexte pour la liberté du marché, des capitaux, des technologies, etc. Gauche et droite se retrouvent donc alliées! Malheureusement, les victimes seront, comme trop souvent, les plus faibles et les bébés. Réduits au statut de marchandise, répondant aux désidératas de tous les dégénérés de notre siècle, on peut difficilement imaginer à quoi ressemblera la vie de ces enfants. Ce qui est sûr, c'est que nous entrons dans une phase effroyable et purement satanique de réification de l'être humain. 

 

Apostasie : des « églises » se travestissent aussi !

Dans ce processus pervers que nous venons de décrire, il faut aussi tenir compte du facteur « religieux ». En effet, plusieurs « Judas » et apostats « chrétiens » participent activement à cette déchéance programmée, c'est-à-dire à l’effondrement moral de l’Occident, en tentant de légitimer spirituellement ce qui ne peut pas l'être. Ce genre de chrétiens sont d'ailleurs de plus en plus nombreux, notamment parmi les Églises d’État (en Suisse, les Églises évangéliques réformées sont particulièrement actives !). Se voulant « "progressistes" et "tolérantes" – ou parfois juste pour continuer à percevoir des subventions de l’État – ces Églises n’hésitent pas à accueillir favorablement toutes les idées saugrenues, quitte à rejeter, par ce fait même, la Sainte Bible. C’est ainsi qu’on a vu apparaître, au fil des années, le ministère féminin, le féminisme, la défense de l’avortement, les pasteurs athées, etc. La bénédiction des couples homosexuels au nom d’un dieu « travesti » pour l’occasion semble n'être que la suite logique qui vient compléter leur liste d'œuvres mortes.   

 

Cela dit, on peut tout de même se demander s’il ne serait-ce pas plus judicieux pour ce genre d’église d’ôter les Bibles et les croix pour les remplacer par des codes civils et/ou des symboles maçonniques !…Autrement dit, de révéler leur vrai visage afin de ne plus tromper les gens sur la nature profonde  de leur pseudo-christianisme (pour d'autres bizarreries pseudo-chrétiennes, consultez aussi ces rubriques Dérives évangéliques;  L'apostasie dans l’Eglise). 


Conclusion

Encore une fois, cette rubrique nous montre la pertinence de l’anarchisme chrétien. En effet, les métamorphoses radicales de moeurs, l’effondrement moral, tant dans la société que dans les Églises, donnent et donneront toujours plus de sens à notre pensée. À l’inverse, la théologie institutionnelle et conformiste – qui prétend qu’il faut se soumettre aux autorités impies – se fait de plus en plus désavouer par les faits ! Leur manque de cohérence est flagrant. D’autant plus flagrant chez ceux qui, à la fois déplorent les effets pervers de certaines législations, tout en continuant à enseigner la soumission inconditionnelle à ses législateurs.  

 

Au reste, notons que la Bible a déjà prophétisé sur notre époque. Le chapitre premier de l’épitre aux Romains, à partir du verset 26, décrit parfaitement bien la causalité de l’effondrement moral. C’est-à-dire, le rejet de Dieu et de ses normes qui conduisent inévitablement l’homme à toutes les dérives possibles, jusqu’à approuver et légiférer les vices : « non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.» (v. 32) En effet, la promotion du péché est naturellement bien plus grave que le péché lui-même. Ainsi toute société qui promeut le mal et l'érige en bien ne saurait produire en nous d'autres sentiments pour elle que la haine et la révulsion (Psaume CXXXIX, 21-22; Ésaïe V, 20).


Page d'accueil - Christocrate.ch