Désobéissance civile

« Le monde insensé et en proie au délire ne produit qu'une voie erronée, fondée sur de simples gloses, et il dit d'une langue acérée : « Bah ! On peut très bien prêcher l'Evangile et craindre Dieu seul tout en tenant en honneur les gouvernants déraisonnables, bien qu'ils portent tous leurs efforts contre l'équité et n'acceptent pas la parole de Dieu. Ah ! Pour l'amour de Dieu, il faut bien être obéissant en toutes choses, à ces braves seigneurs!»— Bravo, défenseurs des impies! Comme ce serait beau si l'on pouvait servir aussi louablement deux Maîtres dont les aspirations sont contraires... » (Thomas Müntzer)


Introduction

Dans cette rubrique, nous allons tenter d'approfondir l'anarchisme chrétien en explorant certains textes bibliques relatifs à la désobéissance civile. Chose importante à préciser avant de commencer : comme nous l'avons indiqué précédemment, le terme anarchisme est ici uniquement employé au sens étymologique (du grec an-arkhé) pour définir les chrétiens qui ne reconnaissent pas d'autre pouvoir que celui de Jésus-Christ et pas d'autres "lois" que celles confirmées par le Nouveau Testament. Cette distinction est essentielle pour comprendre le fil conducteur de ce site et plus particulièrement cette petite étude sur la désobéissance civile. En effet, rappelons-nous que les premiers chrétiens ne criaient certainement pas : "Indignez-vous !" Mais qu'ils affirmaient plutôt: "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes." (Actes V, 29)

 

Quelques exemples dans l'Ancien Testament

Ancien testament : hébreu

 

Livre de l'Exode 

Au chapitre premier du livre de l'Exode, on peut trouver une sorte d'exemple de « résistance à l'avortement ». Un Pharaon égyptien donna l'ordre à deux sages-femmes hébraïques d'aller tuer tous les nouveaux-nés hébreux mâles. Naturellement, des personnes soumises aux autorités auraient exécuté cet ordre du gouvernement sans broncher. Mais la Bible déclare que ces sages-femmes craignirent Dieu et désobéirent donc à Pharaon (Ex. I,17). Plus loin, on peut voir aussi que ces sages-femmes lui mentirent pour laisser vivre les enfants. Malgré ce mensonge (pour la bonne cause) et cette désobéissance civile, ce texte se conclut de la manière suivante :  «Dieu fut bon pour les sages-femmes ; et le peuple multiplia et devint très nombreux.  Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons.» (Ex. I,20-21) 

 

Livre de Josué

Au chapitre 2, nous lisons qu'une dénommée Rahab désobéit directement  à un ordre du roi de Jéricho, qui demandait de livrer des espions israélites qui étaient entrés dans la ville pour obtenir des informations. Au lieu de cela, elle les fit descendre par une corde pour qu'ils puissent s'échapper. Même si Rahab avait reçu un ordre clair du haut fonctionnaire du gouvernement, elle résista à cette injonction.  

 

Livre des Juges

Au chapitre 3, on lit que le peuple d'Israël souffrait  à cause d'un roi. Après avoir crier vers l'Eternel, on voit apparaître un homme nommé Ehud, qui va libérer le peuple de l'asservissement d'Eglon, roi de Moab. Pour cela, il va utiliser la ruse en se présentant pour lui offrir un cadeau muni d'une épée au côté droit. Eglon ne se méfie pas car il ignore que Ehud est gaucher. Dès qu'il se retrouve seul avec le roi, Ehud le tue ; puis sortant du palais comme si de rien n'était, il va rameuter une partie du peuple d'Israël. Moab, privé de son chef, est vaincu. Voilà donc un cas assez extrême de "désobéissance civile".  

 

Premier livre de Samuel

Le livre de I Samuel révèle tout d'abord une vision négative du monarchisme. Au chapitre 8 nous pouvons constater que Dieu perçoit la demande de son peuple d'établir un roi comme un rejet de Son autorité. Il tolérera quand même ce choix, mais en les avertissant des conséquences et des injustices probables qui surgiront par la suite. Cet avertissement ne se fera pas attendre, car un peu plus loin dans ce même livre, on peut y lire une petite anecdote relative à la désobéissance civile. La Bible déclare qu'un ordre fut donné par le roi Saül pendant une campagne militaire, ordre qui promulguait que personne ne pouvait manger jusqu'à ce que la bataille contre les Philistins fut gagnée. Cependant, Jonathan, le fils de Saül, défia cet ordre et mangea quand même pour prendre des forces. Quand Saül l'eut découvert, il ordonna de faire mourir son fils. Cependant, les gens du peuple résistèrent à ce commandement (XIV,45)

 

Premier livre des Rois 

Un autre exemple de désobéissance civile se trouve dans I Rois XVIII. Ce chapitre présente brièvement un homme nommé Abdias qui  "craignait l'Éternel". Quand la reine Jézabel entreprit de tuer les prophètes de Dieu, Abdias prit cent d'entre eux et les cacha pour qu'ils puissent vivre. Un tel acte est en violation claire d'une décision de l'autorité. 

 

Le livre de Daniel 

Daniel enregistre aussi un certain nombre d'exemples de désobéissances civiles. Le premier se trouve dans le chapitre trois, où Schadrac, Méschac et Abed-Nego ont refusé de se prosterner devant l'idole d'or ; désobéissant ainsi au commandement du roi Nabuchodonosor. Le second exemple se trouve dans le chapitre six où Daniel défie le décret du roi Darius. 

 

Conclusion sur l'A.T.

On pourrait encore parler des nombreux prophètes de l'Ancien Testament qui viennent sans cesse annoncer des choses de la part de Dieu aux autorités, comme des sortes de représentants du «contre-pouvoir ». Selon la tradition, la plupart de ces prophètes se seraient fait tuer tant ils dérangeaient les pouvoirs en place…


Dans le Nouveau Testament

Nouveau Testament / grec

Pour commencer dans le N.T., nous pourrions évoquer l'attitude des mages qui, divinement avertis, n’obéirent point à la demande d'Hérode le Grand qui souhaitait savoir où était né le Christ (Mt. II, 8-12). Parlons aussi de Jean-Baptiste : pour avoir critiqué la morale du roi Hérode Antipas (fils d'Hérode le Grand) il se fait emprisonner puis décapiter (Mc. VI). Un martyr qui périt pour avoir dérangé le pouvoir.  


Ensuite, un des passages les plus explicites du N.T, qui devrait vraiment nous faire réfléchir quant à notre relation avec le pouvoir, est celui qui se trouve dans l'évangile de Luc au chapitre IV  (lors de la tentation du Christ) :

Le diable, l'ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre, et lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. Jésus lui répondit: Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

 

En lisant ce texte, deux éléments nous viennent à l’esprit : le premier, c’est que la puissance des royaumes terrestres appartient provisoirement au diable et qu'il la donne à qui il veut (ce qui explique pourquoi les gens très puissants sont souvent si perfides et malfaisants). On pourrait donc dire que se soumettre à ces autorités revient, d’une certaine manière, à se soumettre à l’Esprit du Mal. Le deuxième élément est la réponse du Christ qui dit "d'adorer le Seigneur et de le servir lui seul". De ces deux éléments ressortent une invitation assez claire à la désobéissance civile.

 

Enfin, rappelons-nous surtout que Jésus-Christ a lui-même été jugé par des autorités religieuses et crucifié par des autorités civiles. Rien que ces faits là pourraient nous faire conclure cette rubrique. Mais analysons tout de même quelques objections fréquentes :

Objection 1 : Que penser de la célèbre phrase « Rendez à César ce qui est à César  » ?

À partir de cette formule, la plupart des exégètes ont construit un dogme fumeux qui a influencé les chrétiens pendant des siècles, et qui les influence encore de nos jours. La théorie dite "des deux épées" (ou deux glaives) a été formulée à partir de ce passage de l’Évangile «Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu » vers le Ve  siècle, pour distinguer le pouvoir civil et le pouvoir religieux. Se référant à cette parole, l'Église Catholique a ensuite décrété le devoir d'obéissance à ces deux pouvoirs. Toutefois, Thomas d'Aquin dans la Somme théologique (II-II Qu.33 a. 7, I-II Qu.96 a. 4) ouvrira un début de brèche contre la soumission aveugle aux lois civiles et religieuses (chose étonnante pour un catholique). 

 

Malheureusement, on ne pourra pas en dire autant des réformateurs "classiques" (Luther et Calvin) qui étaient, certes, contre le pouvoir religieux, mais inconditionnellement pour le pouvoir civil. Jean Calvin ira même jusqu'à dire que tout vaut mieux que le « désordre social» y compris un tyran. Seuls donc les réformateurs radicaux (Thomas Müntzer et certains anabaptistes) comprirent que "nul ne peut servir deux maîtres". 

 

Comprendre le contexte

Pour mieux comprendre le « Rendez à César ce qui est à César », rappelons d’abord cette fameuse histoire que l’on trouve dans Matthieu XXII, 16-22 et dans Marc XII, 13-17. Les ennemis du Christ essaient de le surprendre, et ce sont quelques Pharisiens et Hérodiens qui viennent lui poser la question suivante : « Est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? Devons-nous le payer, ou pas ? » Leur motivation est claire : ils cherchent, dit le texte, à le surprendre par ses propres paroles, autrement dit à le piéger. Et s'ils lui posent cette question-là, c'est probablement que le débat a déjà eu lieu et qu’ils savent que Jésus est plutôt hostile à César, ou du moins réputé tel. Il a dû courir bien des histoires sur lui selon lesquelles il recommandait de ne pas payer d’impôts à l’Empereur, pour que ces gens viennent lui poser cette question (sans doute pour pouvoir l’accuser ensuite devant les Romains). Mais Jésus, connaissant bien leur hypocrisie, leur répond d’abord : « Pourquoi me tentez-vous ? » Puis il leur demande : « Apportez-moi un denier, afin que je le voie. » Et quand on le lui a donné, il pose à son tour une question : « De qui est cette image et cette inscription ? »  Ils lui dirent  : « De César. » Alors Jésus leur répond tout simplement : « Rendez à César ce qui appartient à César. » Autrement dit : vous venez de reconnaître que cette pièce appartient à César, alors rendez-la-lui. Peu importe. En langage familier, on pourrait vraiment dire que Jésus les envoie balader.  

 

Finalement, en regardant ce texte de plus près, il nous est bien difficile de voir en Jésus un partisan du pouvoir impérial ni même de l’impôt.

 

Objection 2 : Evangile de Jean XIX, 10-11

 Voici un autre texte fort intéressant qui sert parfois les défenseurs du pouvoir politique. Examinons-le également :

 

Pilate lui dit : Est-ce à moi que tu ne parles pas ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te crucifier, et que j'ai le pouvoir de te relâcher ? Jésus répondit : Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché.

 

Bien entendu, ceux qui sont persuadés que tout pouvoir politique vient de Dieu, interprètent le « donné d'en haut » comme une preuve : Jésus reconnaît que Pilate a reçu son pouvoir du Très-Haut ! Mais alors, quel serait le sens de la seconde partie de la réponse du Christ ?! En effet, en quoi celui qui a livré Jésus a-t-il péché, s'il l'a livré à l'autorité qui vient de Dieu ! Mystère. À moins de reconnaître que Dieu pèche, ce point de vue ne tient pas.   

 

Ainsi, l'interprétation la plus plausible, proposée par Jacques Ellul, et si rarement soutenue, c'est que Jésus dit à Pilate : « Ton pouvoir sur moi vient de l'Esprit du Mal ». Et ceci correspond à ce que nous avons vu au sujet de la tentation du Christ (tous les pouvoirs des royaumes du monde appartiennent au diable).  

 

 Objection 3 : Que penser du chapitre XIII de l'épître de Paul aux Romains ?  

Ce texte est sans doute le plus difficile à élucider, reconnaissons-le. Historiquement, la majorité des chrétiens qui ont collaboré avec les régimes les plus totalitaires se sont toujours servis de lui pour justifier l’injustifiable. Sous le nazisme, par exemple, bon nombre d’entre eux ont refusé d’aider les juifs persécutés, sous prétexte qu’ils devaient obéir aux autorités. Pire, certains ont même été des membres actifs du Troisième Reich ! Les résistants comme Dietrich Bonhoeffer et d’autres ont ainsi été très rares. Naturellement, avec le recul, cela peut nous paraître choquant. Mais de fait, la plupart des chrétiens d’aujourd’hui sont semblables aux collabos d’hier, puisque leur interprétation n’a pas changé d’un iota. Parfois la lettre tue, mais l’esprit vivifie nous dit le même saint Paul. Aussi est-il nécessaire de relire ces versets avec d’autres lunettes :

 

Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. Ce n'est pas pour une bonne action, c'est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais-le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal.Il est donc nécessaire d'être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience.C'est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction. Rendez à tous ce qui leur est dû…

 

Examinons quelques réponses possibles : 

 

  • Ce passage se produit immédiatement après Romains XII, où Paul interpelle ses lecteurs en leur demandant de bénir même leurs persécuteurs, de vivre en paix, sans  se venger, en essayant de vaincre le mal par le bien. De manière implicite, étant donné que Paul est probablement inspiré directement  des enseignements de Jésus-Christ, on peut interpréter cela comme un simple appel à « tendre l'autre joue ». Il ne s'agit donc pas forcément d'un appel à l'obéissance aveugle.

 

  • Jacques Ellul suggère que le passage conseille seulement la « non-révolution», mais en faisant cela, il enseigne également l'illégitimité intrinsèque des institutions. En d'autres termes, le fait même que Paul invite les chrétiens à abandonner la révolte, révèle que les autorités sont, dans un certain sens, digne de la révolte.

 

  • Pour le prédicateur révolutionnaire Thomas Müntzer, au contraire, ce texte semble simplement indiquer que les autorités doivent elles-mêmes être soumises à Dieu pour être légitimes. En effet, dans son Sermon aux princes, Müntzer demande aux autorités d'accomplir la tâche que Dieu leur ordonne, c'est-à-dire de punir le mal et de protéger les innocents et les plus pauvres. Sinon elles perdraient leur autorité. Or, dans la mesure où il est rare de voir des autorités défendre les intérêts des plus faibles (même si parfois elles punissent le "mal"), elles seraient donc toujours foncièrement illégitimes.

 

  • Certains commentateurs contestent la traduction des mots  "pouvoir", "autorité", "domination" qui, selon eux, ne serait pas totalement exacte, puisque Paul fait parfois allusion au monde spirituel en utilisant les mêmes termes. D’autres encore pensent que c'est une erreur de prendre ce chapitre comme un message universel. Selon eux, Paul voulait surtout transmettre cela aux chrétiens de Rome dans les années 50, sans que ce soit un principe général de soumission aux autorités. Ce message serait donc adressé aux préoccupations spécifiques des chrétiens de Rome sous Néron.

 

Il y aurait encore bien des choses à dire sur ce chapitre. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que la Bible ne doit pas être comprise à partir d’un ou deux textes, mais plutôt dans son ensemble. D'ailleurs,  la Bible nous montre aussi que ce même apôtre Paul a eu à plusieurs reprises des difficultés avec les autorités (coups de fouet, prisons etc.). Et si l'on en croit le témoignage des anciens historiens ecclésiastiques, il aurait même fini sa vie en martyr, décapité par l'autorité romaine (voir aussi ses recommandations en  I Co VI, 1-6 et   II Co VI, 14-18).

 

Dans l'Apocalypse

L'Apocalypse est le dernier livre de la Bible et concerne spécifiquement les évènements futurs. Là encore, d'après les saints écrits, les chrétiens devront faire un choix entre obéir à Dieu ou obéir à l'autorité mondiale qui voudra s'établir. Symboliquement, il est fait mention de plusieurs appels à la désobéissance civile.


Conclusion

Aujourd’hui, les temps ont changé, dit-on. En Occident, les autorités sont devenues un peu moins cruelles : il y a les "droits de l'homme", la "démocratie", la "liberté de conscience", etc. Bref, la vie est sans doute plus agréable qu'à l'époque des premiers chrétiens. Pourtant, le problème de fond demeure le même : il faut choisir entre l'éthique chrétienne et l'éthique contemporaine, entre Dieu et Mammon, le code civil et la Bible. Certes, la plupart des théologiens se sont efforcés et s'efforcent encore à faire des interprétations et des commentaires bibliques pour limiter les collisions. Calvin avait autrefois levé l'interdiction de l'usure et du prêt à intérêt (le cœur du capitalisme) pour adapter les chrétiens à la logique économique qui naissait. Cette gymnastique théologique continue encore de nos jours : on interprète et réinterprète tous les sujets qui rentrent en confrontation directe avec la vie professionnelle, les lois civiles et les gouvernements. En gros, les chrétiens doivent se conformer à tout, ou du moins « séparer leur vie privée de leur vie publique ». Le message qu'on nous fait passer est le suivant : « allez à l'église le dimanche, priez chez vous, mais surtout ne dérangez pas l'ordre social (ou plutôt le désordre) ! »Le christianisme perd ainsi sa substance car il n'est plus cohérent avec lui-même. Il se fait tout petit, il se cache et se ment, croyant pouvoir exister de cette manière ! Le temps des prophètes, des martyrs et des voix chrétiennes qui dérangeaient tant est révolu ! On aime lire ces exemples dans la Bible et les "spiritualiser", mais sans plus. Désormais, n'ayons pas peur de le dire, la plupart des chrétiens sont devenus soit très frileux, soit très tièdes. Mais ce site s'est justement construit sur la conviction que la foi chrétienne ne mène ni à l’apathie ni à la couardise, et que, contrairement aux idées reçues, la désobéissance civile est parfois – voire souvent – un devoir chrétien.


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