Condamné à Mort

«Car, qu'est-ce votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît.» (La Bible, Jacques IV, 14)


Sans vouloir être pessimiste, beaucoup de choses nous montrent que le monde va de mal en pis. Nous voyons constamment, par le biais des médias ou simplement autour de nous, les crises économiques, écologiques, sociales, morales, spirituelles qui sont en partie dues à notre égoïsme et notre apathie. Mais ces problèmes pourraient encore trouver des solutions, il suffirait pour cela d'une prise de conscience collective... 

 

Cela dit, il existe un problème majeur encore bien plus urgent auquel l’homme ne peut échapper: celui de sa propre mort. En effet, quelle que soit notre religion ou notre façon de penser, nous serons probablement tous d’accord pour dire que nous allons tous mourir un jour. Si bien que d'un point de vue strictement temporel, on pourrait presque affirmer que le sens de la vie, c'est la mort. C'est ici le plus grand drame de l'existence humaine: nous sommes tous condamnés à mort! Nous ne savons pas quand ni comment nous partirons, mais depuis le jour de notre naissance le processus est enclenché et nos jours sont comptés. Perdu dans le stress de nos activités diverses, nous avons souvent tendance à oublier cette triste vérité qui, par la même occasion, nous fait souvent passer à côté des questions les plus fondamentales qui soient, comme par exemple: "Où irons-nous après la mort?" ou "Pourquoi mourrons-nous?", etc. Assurément, personne ne peut expliquer « a + b » le sens profond du pourquoi « être pour ne plus être ». Cependant, les chrétiens peuvent au moins dire ce que la Bible (l'Écriture inspirée de Dieu) déclare sur les choses les plus importantes à savoir. Et vous constaterez qu’elle ne tourne pas autour du pot en la matière.

 

L'origine de la mort

Sur son origine, la Bible nous dit par exemple que l’homme est un pécheur et que "le salaire du péché c’est la mort" (Romains VI, 23). Nous apprenons donc premièrement que mourrons à cause du péché. Mais qu’est-ce que le péché? Elle nous répond que "le péché est la transgression de la loi" (I Jean III, 4), et que face a elle – c'est-à-dire la loi divine – nous sommes tous coupables, sans exception. "Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains III, 23). La loi dont il est question sont les standards établis par Dieu et que l’homme n’a jamais réussi à suivre à la perfection: "Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous" (Jacques II, 10). Autrement dit, le péché est notre incapacité à faire continuellement le bien, que ce soit en pensées, en paroles ou en actes: "Car il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais," (Ecclésiaste VII, 20). Par conséquent, quelles que soient nos œuvres, elles ne pourront jamais satisfaire aux exigences de la justice divine, car "nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé" (Isaïe LXIV, 5/6). Dès lors, même les hommes les plus spirituels ont reconnu leur propre imperfection. Voici par exemple ce que dit l’apôtre Paul :  

 

« Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… » 

(Romains VII, 14-24)  

 

Pour reprendre l’expression de Paul sur cette dualité « chair-esprit », conduisant à une sorte de dichotomie, notre homme extérieur (charnel) n’a aucune chance d’échapper à la mort physique. Il n’existe aucun remède pour abolir cette mort là. Toutefois, notre homme intérieur (âme) peut échapper à la mort ou condamnation éternelle. Et c’est précisément ici le cœur de la foi chrétienne et l’ultime espoir de rédemption en Jésus-Christ. Lui seul peut empêcher cette condamnation éternelle, car Lui, le Messie, le Fils de Dieu, le deuxième Adam, n’a jamais péché. Il a pris sur Lui nos fautes et notre condamnation: "Il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix" (Col. II, 14). C’est pourquoi, l’apôtre Paul terminera Romains VII en disant : "Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!..."   

 

Que faut-il faire pour être sauvé ?

Si comme Paul et comme tous les Chrétiens en devenir, vous vous reconnaissez misérable, pécheur et incapable de vous sauver par vos œuvres, la Bible a une bonne nouvelle pour vous: vous pouvez être sauvé! Mais pour cela, vous devez croire en Jésus-Christ: « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes XVI, 31). Dieu a déjà tout accompli. Ce que vous devez faire c’est simplement vous repentir afin de recevoir, par la foi, le salut que Dieu offre (Actes III, 19; Éphésiens II, 8-9). Il vous faut mettre votre confiance totale en Jésus-Christ seul pour l’expiation et le pardon de vos péchés. Croyez en Lui et vous ne périrez pas (Jean III, 16). En effet, Dieu vous offre le salut comme une Grâce, un Don, un Cadeau, il ne vous reste plus qu'à l’accepter par la foi. Ensuite, après avoir fait cela, allez simplement vous faire baptiser (Marc XVI,16), si possible par un Chrétien d'expérience, car c'est un "sacrement", un acte d'obéissance pour symboliser votre nouvelle naissance et votre appartenance à Jésus-Christ. Voilà en quelques lignes le message central de la Bible qu'on appelle généralement "Évangile" (bonne nouvelle). C'est direct et ce n'est pas plus compliqué que cela. Car l'Évangile s'adresse à tous les hommes. 

 

C'est la première étape, le choix le plus important de l'existence, car c'est elle qui marque votre nouvelle naissance spirituelle sans laquelle nul ne peut voir le Royaume de Dieu (cf. Jean III, 3-7; II Cor. V, 17; Gal. VI, 15; Tite III, 5; I P I, 23). Ce n'est bien sûr pas la seule étape, car vous serez appelé à grandir et non à rester un bébé spirituel (bien que beaucoup préfèrent cet état), mais vous découvrirez les autres choses en temps voulu, notamment les deux autres principaux "sacrements" que sont la sainte Cène et l'observance de la Charité (cf. Mt XXII, 36-40; Lc XXII, 19-22), à savoir des deux lois fondamentales – Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même –, mais aussi certains mystères relatifs à l'Église et au Royaume de Dieu. Tout ceci ne se fera évidemment pas sans peine, car Jésus ne vous promet pas le bien-être temporel dans ce monde hostile, mais il vous invite simplement à l'accepter, à porter "votre croix", à renoncer à votre ego et à la suivre fidèlement pour le reste de votre vie temporelle, avant le grand saut pour la vie éternelle (cf. Marc VIII, 34).

 

Mais pour l'heure, il s'agit déjà d'ouvrir la porte pour s'engager dans cette voie qui mène au Père et à la vie éternelle. Et cette porte et cette voie, c'est Jésus-Christ: "Je suis la porte", dit-il, "Je suis la voie, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi." (Jean X, 7; XIV, 6). Saisissez donc la grâce que Dieu vous offre en Jésus-Christ pour l'éternité ! Car rien d'autre n'est plus important. Jésus vous a ouvert la porte et frappe maintenant à la vôtre, c'est-à-dire à celle de votre cœur (Ap. III, 20): "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui…" 

 

Si malgré tout vous vous dites que tout cela ne vous concerne pas, que vous décidiez obstinément de fermer la porte de votre cœur au Sauveur, sachez juste que la "colère" de Dieu demeure sur vous et que vous ne pourrez probablement pas être sauvé en négligeant un si grand salut (Jean III, 36; Hébreux II,3). Car en refusant d'être couvert par le sang de Jésus, vous prenez au mieux le risque d'être jugé selon vos propres œuvres, par rapport à la Loi (cf. Mt XVI, 27; Rm II, 5-16). 

 

La vie est une succession de choix qui n'ont peut-être pas toujours d'incidences dans le temporel, mais qui en auront certainement dans l'au-delà. Faites donc maintenant le seul véritable bon choix!


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