alerte sur la planète 

« La création attend avec impatience la manifestation des enfants de Dieu. » (La Bible, Romains VIII, 19)


Pollution et avenir de notre planète

Extrait d'un message de F. Legrand

 

Quand j’ai lu la Bible pour la première fois, j’ai reçu le bon conseil de la lire rapidement et entièrement, de la première à la dernière page, afin d'avoir au moins une idée générale de son contenu. J’ai tout de suite été accroché, notamment par ces paroles qui se trouvent dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, au chapitre XI et au verset 18 où il est question du retour de Jésus-Christ : "Il vient pour détruire ceux qui détruisent la terre". 

 

Il y a 30 ou 35 ans, ces paroles n’avaient aucune signification pour personne, car on commençait à peine à parler d’écologie. C’est la preuve qu’avec la Bible nous avons un livre divin mais qui pourtant nous parle d’actualités. En effet, avant même qu’on parle de pollution, ces sujets étaient déjà écrits pour avertir notre génération qui a atteint la fin des temps, des choses qui l’attendent.

 

Ces paroles m’ont donc accroché, intrigué, et je me demandais : "Il vient pour détruire ceux qui détruisent la terre", qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ?

 

Lorsqu'une puissante fusée porteuse de la capsule Apollo s’est arrachée à la pesanteur de la terre pour faire le premier voyage vers la lune, à mi-chemin de la course les astronautes regardèrent par le hublot et ils ont vu ce qu’aucun œil humain n’avait jamais vu avant eux : La terre. La terre dans sa totalité. Le commandant Franck Borman s’est alors écrié : "Qu’elle est belle, notre Terre !" Cette planète, on l'a appelée depuis lors : "la planète bleue".

 

A bord de la capsule Apollo, il n’y avait qu’un livre, un seul, et c’était la Bible ; et à un monde plus qu'étonné, ils lurent le premier chapitre de la Genèse, celui de la création, où à chaque étape de la création Dieu s’arrête et dit que "cela était bon".

 

La nature a été conçue d’une façon telle, qu’un équilibre délicat la maintient dans un parfait état de conservation. J’ai visité la célèbre réserve de Plitvic en Yougoslavie, dans laquelle on n'a même pas le droit d'y cueillir une fleur pour cause de préservation. Il y a une rivière qui tombe en de multiples cascades, créant des lacs à des étages différents. On y voit des truites familières, on y respire des senteurs de sous-bois… On voit donc que la nature se maintient dans un état pureté... quand l’homme n’y apporte pas sa pollution.

 


Pollution : une planète en perdition

D’une société agricole à la société de gaspillage

Il y a un peu plus d’un siècle, ce n’est pas si vieux, notre planète était encore quasiment immaculée. Petit à petit, l’homme se libéra de la servitude de l'énergie animale depuis qu’un certain Denis Papin vit trembloter le couvercle d’une marmite en ébullition. Depuis, l’homme remplaça l’énergie animale par la machine. Puis tout à coup, au XIX siècle , on assista au phénomène irréversible de la révolution industrielle. Des usines surgirent de partout, elles poussèrent comme des champignons. Elles étaient laides, une véritable offense à l’œil. Le charbon, extrait des profondeurs, n'arrangeait pas la chose.

 

Puis vint le pétrole. L’industrie chimique prit alors un essor prodigieux, au point que des produits qui n’existaient pas dans la nature, furent mis en vente sur le marché. Puis l’agriculture défaillante trouva un apport appréciable dans les engrais, non plus naturels mais chimiques. Du coup, les récoltes furent multipliées par deux, par trois, parfois par quatre. Mais on s’aperçut bien vite que là où étaient employés massivement ces engrais, nos bons amis, ces infatigables creuseurs de galeries que sont les vers de terre, disparaissaient sous l’effet de la corrosion. L’homme prit alors peur, au point qu’aux Etats Unis il y a maintenant des fermes entières consacrées à l’élevage des vers de terre !

 

La société de consommation

Une nouvelle mentalité s’installa aussi : La société dite "de consommation". Ce fut cette mentalité qui donna le signal de la course à la production. Par exemple, la production de la France entre 1918 et 1940 avait été en augmentation de 3% seulement. Entre 1945 et aujourd’hui, elle a dépassé les 300%.

 

Mais pour produire, il faut consommer, forcément ! C’est alors que s’installa le cercle vicieux du match : Poursuite - Production - Consommation. Et quand la consommation normale ne suffit plus, on crée pour l’homme des besoins inutiles, à grands renforts de publicité comme par exemple, avec une pointe d’humour : "Pour être heureux, achetez le tire-bouchon électronique XYZ !" Et du coup, voilà des milliers de gens qui deviennent malheureux parce qu’ils n’ont pas le tire-bouchon électronique !

 

Tout cela nous amène naturellement à la société dite de "gaspillage", où tout est construit pour ne pas durer. Quand nous, les Européens, nous en étions au "prêt à porter", les Américains en étaient déjà au "prêt à jeter", et aujourd'hui nous leur emboîtons le pas !

 

J’ai connu en Savoie une coiffeuse qui était une grande dame dans sa profession. Elle m’a raconté qu’un jour elle avait dit à son fournisseur : "Mais enfin Monsieur, pourquoi ne me fournissez vous plus des bigoudis comme autrefois ? Ils duraient 20 ans, maintenant ils tiennent 3 semaines !" Il lui a répondu : "Madame, il faut consommer ! C’est la même chose avec tout, avec les voitures, les vélomoteurs, les appareils ménagers".

 

A un grand concessionnaire de Castres, la firme qui le chapeautait lui a dit : "Si vous voulez garder la concession de nos téléviseurs, vous devez les vendre. Faites-en n’importe quoi, donnez-les, cassez-les, mangez-les, mais il faut qu’ils partent, car derrière vous il y une l’usine et des ouvriers qui travaillent, qui produisent et qui sont payés". Il n'y a pas de quoi s'étonner si la crise cardiaque est devenue une maladie de notre civilisation…

 

Pollution par les déchets

Au rythme d’une production souvent effrénée, les déchets s’accumulent. Dans les régions minières, les déchets des charbonnages ont formé ce qu’on appelle des terrils ou crassiers. Ils ne sont peut-être pas beaux mais ils ont le mérite d’être inoffensifs. Les fumées des usines le sont déjà beaucoup moins. Les nouvelles matières qu’on emploie ne sont pas toutes biodégradables. Le commandant Cousteau, l’explorateur des profondeurs, a tiré la sonnette d’alarme en disant que, au large du Rhône qui charrie des tonnes et des tonnes de plastiques, le fond de la Méditerranée se couvre des dits plastiques, tuant la faune et la flore méditerranéenne.

 

En Suisse, le beau lac Léman s’asphyxie peu à peu malgré toutes les stations d’épuration qui coûtent des millions. Les pesticides employés aux abords, dans les vignes et les cultures, finissent par se retrouver dans le lac, quelque part, développant de nouveaux types d’algues parasites qui asphyxient le lac.

 

J’ai un oncle qui était horticulteur. Il me raconta que, jeune horticulteur, avant la guerre il recueillait les eaux usées du quartier et s’en servait avec profit pour son horticulture. Vingt ans plus tard, les mêmes eaux usées étaient devenues mortelles. Là où elles passaient, les arbres fruitiers dépérissaient ! Or ces petits ruisseaux vont dans les rivières et les rivières terminent toujours dans la mer, qui devient le dépotoir tout désigné pour les résidus dangereux.

 

Une société belge, travaillant pour le compte de la Suisse et de l’Allemagne, déverse des déchets toxiques loin dans la mer du Nord. L’océan, si vaste, se pollue à son tour.

 

Est-ce sans raison que, dans un pays occidental voisin, on conseille à la population de ne manger du poisson de haute mer que deux fois par semaine ? Est-ce sans raison que certaines plages de la Méditerranée en arrivent à être interdites à la baignade ? S’y baigner c’est risquer des allergies de toutes espèces. Est-ce sans raison qu’on trouve des résidus de pesticides dans la graisse des phoques du Pôle Sud ?

 

Et puis, il y a le dernier-né de la science que j’ai appelé le bébé nucléaire. Même si son application reste pacifique, (ce qui n’est pas prouvé), les déchets, on le sait, sont dangereux. Ils sont stockés dans des fûts hermétiques jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée... On propose de les descendre dans les fosses abyssales des océans, à 10.000 ou 11.000 mètres de profondeur, ou de les entreposer dans les couches stables de la terre, comme les mines de sel. Cela veut bien dire que la solution n’est pas trouvée. Certains ont avancé l’idée de les envoyer par des fusées sur la Lune, par exemple…

 

Je ne résiste pas au désir de vous lire en Apocalypse VIII, 10-11 : 

Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile, ardente comme un flambeau ; elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe ; le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères.

 

Imaginez une de ces fusées - qui rate une fois sur dix - emportant avec elle un stock de matières radioactives nous retombant sur la tête comme cette étoile appelée Absinthe qui empoisonne tout l’environnement. Au fait, savez-vous comment ont dit Absinthe en russe ? Tchernobyl ! Il y a là de quoi trembler.

 

Je ne veux pas dire que là est l’interprétation du texte. Mais quelle que soit l’interprétation qu’on en donne, il nous faut admettre que la Bible serre la réalité de près. Si les images que je vous ai lues sont inquiétantes, c’est notre siècle qui le veut.

 

Pollution de l'atmosphère

Deux mots encore sur l’agonie de l’atmosphère et ce fameux effet de serre qui met en danger l’équilibre climatique de la planète. Outre les avions qui déversent des milliers de tonnes de gaz brûlés, auxquels s’additionnent le C02 produit par les activités humaines modernes, savez-vous que sous le ciel de Pittsburgh, le plus grand centre industriel du monde, les étoiles de la Voie Lactée ne sont plus visibles depuis 50 ans ? A 70 km de Pittsburgh, les arbres géants de la forêt dépérissent, incapables de résister à des maladies auxquelles ils résistaient très bien autrefois.

 

Quand je parlais de ces choses il y a 20 ans, les gens écoutaient d’une oreille distraite. "Des arbres qui meurent ! Cela n’arrive qu’en Amérique !" Mais aujourd’hui les médias de chez nous en parlent : Nos forêts sont atteintes ! Or, un grand arbre à lui tout seul donne autant d’oxygène qu’1 km² d’océan. Cela nous montre l’importance des forêts. Savez qu’un seul grand quotidien, un seul parmi les centaines d’autres, d’Amérique ou de chez nous, qui sort toute les semaines un journal avec 100-120 pages, emploie pour la fabrication de son papier chaque année 40.000 hectares de forêts. Ce sont là des chiffres étourdissants qui nous font se demander si on les a bien lus ! (ndlr : A propos, le chanvre serait une alternative idéale pour le papier, car plus écologique et plus résistant que celui en « fibres de bois ». Guntenberg édita d'ailleurs la première Bible imprimée sur papier de chanvre...)

 

On sait aussi que les grandes forêts de l’Amazonie, le Matto Grosso, sont les poumons de notre monde. Les Brésiliens sont déjà bien avancés dans l’exploitation de leurs richesses forestières. Les écologistes occidentaux protestent, mais il leur est répondu : "Vous exploitez bien vos richesses, vous. Pourquoi n’exploiterions-nous pas les nôtres ?". Or, une étude récente a prouvé que si la civilisation de l’Antiquité était viable à l’échelle planétaire, que celle du Moyen Age l’était aussi, ainsi que celle de la Révolution française de 1789, notre civilisation moderne, elle, n’est pas viable à l’échelle planétaire.

 

Le professeur René Dumont, qui fut candidat aux élections présidentielles, nous donne un exemple entre cent. Il dit que si tous les habitants de la planète utilisaient le cuivre comme le font les Etats-Unis, dans un mois il n’y aurait plus un gramme de cuivre disponible. C’est bien la preuve que notre façon de vivre n’est pas viable.

 

Il n’y a pas si longtemps, notre terre nous semblait tellement grande ! Elle a été ramenée à des proportions beaucoup plus congrues depuis qu’un satellite en fait le tour en 1h et demie. Notre terre a été comparée, et j’apprécie la justesse de cette comparaison, à un vaisseau spatial qui a embarqué 6 milliards de passagers (ndlr. ~7 milliards en 2013) : A bord, tout est prévu, mais tout est limité. Dans des limites raisonnables, tout se régénère et le cycle recommence ; mais quand le point de saturation est atteint et dépassé, le cycle naturel se brise et le déséquilibre mortel s’installe. Beaucoup de nos savants disent que nous avons atteint, et pour certains dépassé, le point de non-retour.

 

La décroissance

Quel est le remède à cette situation ? Voyons ce qu’en disait le professeur René Dumont. Pour lui, il ne se contentait pas de dire des choses, il les appliquait. Il ne mangeait de la viande que deux fois par semaine et ne se servait de sa voiture automobile qu’un minimum absolu. La solution du professeur Dumont pour le salut de notre monde est la décroissance.

 

Mais, vous l’avez compris comme moi, il prêchait dans le désert. Nos économistes, nos syndicalistes en particulier, font de l’apoplexie à l’idée de la décroissance. Ils ne connaissent pas d’autre langage que la croissance. D’ailleurs aujourd’hui, personne ne veut rétrograder. "Rétrograder ? Ce serait être rétrograde !"

 

Mais croyez-vous que ce soit être rétrograde que de rétrograder ? Supposons qu’un ami me dise : "je viens d’acheter une voiture, c’est une voiture révolutionnaire ; elle vient de sortir et est unique en son genre. L’aiguille du compteur, sa vitesse, est comme la croissance économique : elle ne rétrograde pas. Viens, on va l’essayer ensemble !" Non merci, aller dans une voiture dont la vitesse ne rétrograde pas, je préfère aller à pied !

 

Or nous en sommes là dans notre monde : on ne peut plus rétrograder, c’est devenu impossible. Il nous faut aller de l’avant et viser "toujours plus de croissance économique". J’ai vu des affiches de deux très grands hommes, dont je tairai les noms, parmi les fondateurs du Marché Commun. Ces affiches portaient en grand titre : "La croissance, pourquoi ?"

 

Les hommes avertis tentent maintenant d’arrêter un bienfait qui tourne à la catastrophe. Les hommes se sont créés un monstre à la Frankenstein, qui échappe à leur contrôle et qui se retourne contre eux. Devant la nécessité devenue pressante, les Anglo-Saxons parlent d’une civilisation "post-industrielle". Des mutations profondes sont en cours. Nul ne peut prévoir ce que cela va donner.

 

Un savant Anglais a dit : "J’ai une fille de 17 ans, je ne sais pas dans quel monde elle vivra, mais je sais une chose, c’est qu’elle ne vivra pas dans mon monde à moi".

 

Les choses sont en train de basculer rapidement. Il y a 50 ans encore, les évangélistes avec leur Bible, parlaient de la fin du monde. Maintenant ce ne sont plus les évangélistes qui parlent de la fin du monde, ce sont les savants...

 


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