Actu & Pensées impromptues


Du sacrifice d'enfants dans les sociétés païennes

sept. 2017

"Tu ne livreras aucun de tes enfants pour le faire passer à Moloch, et tu ne profaneras point le nom de ton Dieu. Je suis l'Éternel." (Lévitique XVIII, 21) "Ils ont rempli ce lieu de sang innocent; Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal: ce que je n'avais ni ordonné ni prescrit, ce qui ne m'était point venu à la pensée. C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où ce lieu ne sera plus appelé Topheth et vallée de Ben-Hinnom, mais où on l'appellera vallée du carnage…" (Jérémie XIX, 4-6)

 

Le sacrifice d'enfants était récurrent dans les sociétés païennes: on offrait de jeunes vies aux idoles pour les apaiser ou afin d'obtenir leur faveur. Cette pratique était si normale dans l'Antiquité que Dieu dut mettre en garde son peuple contre ce genre d'abominations, afin qu'il n'agisse pas en conformité avec l'esprit du temps. Par la suite, le christianisme, même mélangé et institutionnel, permettra d'éradiquer totalement cette pratique païenne. Il n'y a pas si longtemps encore, le sacrifice d'enfants, sous quelque forme qu'il soit, choquait encore la grande majorité des hommes.

 

Mais voilà que depuis quelques décennies, le paganisme est revenu à la mode. Les dieux ont certes changé de noms, ils ne s'appellent plus forcément Baal ou Moloch, mais l'esprit et la pratique sont identiques. Le sacrifice d'enfants au nom du "progrès", de la "technique", du "féminisme", ne choque pratiquement plus personne en Occident. C'est un culte accepté; l'avortement est rentré dans les mœurs. À tel point que les "criminels" sont de nos jours presque devenus ceux qui défendent encore la vie. Aussi est-il aujourd'hui plus facile de trouver des groupes de défense des animaux que de défense des bébés humains. Les groupes les plus ultras comme les véganes, qui souhaiteraient mettre un terme à tout aliment d'origine animale et imposer leur régime à tous, sont même plus compris et tolérés que les défenseurs de la vie humaine.

 

L'heure est grave, nous le voyons toujours plus. Dans nos sociétés antichrists et païennes, tout s'inverse. Même l'histoire est revisitée: les barbares ne sont bientôt plus les Tribus anthropophages ou les Aztèques qui sacrifiaient environ 20'000 hommes par année à leurs dieux, mais les "méchants colons" qui mirent fins à ces "magnifiques pratiques civilisatrices". Nolite conformari huic saeculo.


Sur la parabole des ouvriers de la onzième heure

août 2017

Comme toutes les paraboles du Maître, celle des ouvriers de la onzième heure (Matthieu XX, 1-16) est riche d'enseignements. Elle est même, quelque part, troublante.

 

L'allégorie prend la figure d'un propriétaire de vigne qui a besoin d'ouvriers saisonniers pour la récolte. Partant, il embauche les premiers vers six heures du matin ("première heure", sur une journée de 12 heures) et convient avec eux de la paye d'un dernier pour la journée de travail. C'est le salaire habituel, et les ouvriers acceptent. Mais à mesure que le temps passe, l'homme se rend compte qu'il aura besoin de plus de mains-d'œuvre: il va donc en engager d'autres, successivement à neuf heures (troisième heure), à midi (sixième heure), à quinze heures (neuvième heure), et enfin les derniers à dix-sept heures (11ème heure), plus par compassion que par nécessité.

 

Le soir venu, chaque ouvrier reçoit le même salaire: aussi bien les derniers qui n'ont travaillé qu'une heure que les premiers qui ont travaillé douze heures. Aussitôt, ceux-ci s'indignent et murmurent contre le propriétaire, s'estimant lésés de recevoir le même revenu que ceux qui n'ont travaillé qu'une heure. Le propriétaire fait alors remarquer à l'un d'entre eux que le salaire avait été convenu d'un commun accord, et qu'il était donc tout à fait libre de rémunérer les autres ouvriers comme il l'entendait. En effet, rien dans leur contrat oral ne stipulait qu'il était tenu de payer davantage les uns en fonction de ce qu'il donnerait aux autres.

 

Évidemment, le sens premier de cette parabole fait vraisemblablement allusion à la Grâce de Dieu: les premiers comme les derniers convertis, les meilleurs comme les plus faibles des chrétiens, seront sauvés s'ils mettent leur foi en Christ. Aussi l'exposé d'Augustin d'Hippone sur ce passage – qu'il appliquait aux heures de l'histoire du Salut – nous donne un second éclairage: "Les justes venus au monde en premier, comme Abel et Noé, ont été, pour ainsi dire, appelés à la première heure, et ils obtiendront le bonheur de la résurrection en même temps que nous." Et ainsi de suite: Abraham, Isaac, Jacob (troisième heure), Moïse, Aaron, et les croyants de leur temps (sixième heure), les suivants et les prophètes (neuvième heure), et enfin les chrétiens qui, eux, symboliseraient les ouvriers de la onzième heure.

 

Nous croyons pouvoir tirer ici encore une troisième leçon, celle-ci plus sociale et terrestre. En lisant cette parabole, notre pensée formatée par le capitalisme nous induit peut-être à nous indigner avec les ouvriers de la première heure: "Quand même – peut-on se dire – ils ont raison! les gars ont trimé pendant douze heures et ne reçoivent même pas un denier de plus que ceux qui n'ont en bossé qu'une!" N'avons-nous pas appris dès notre plus tendre enfance que "le temps c'est de l'argent" et que chacun devrait recevoir ce qu'il mérite? Travailler plus pour gagner plus! Et pourtant, voilà que l'Évangile nous bouscule à nouveau et remet en question toute notre logique. Une société juste n'est pas celle qui rétribue "chacun selon ses moyens ou ses mérites" mais "chacun selon ses besoins". Ce n'est pas la loi du plus fort ou du plus capable qui doit triompher, mais celle de l'égalité sociale. Une société sans riche ni pauvre est l'un des idéaux à poursuivre.

 

Ainsi pouvons-nous mieux comprendre l'origine de la communauté de biens, ce "communisme" primitif appliqué par les apôtres et les premiers chrétiens (Actes II, 43-46; IV, 32-37).


Décès de l'avorteuse Simone Veil; saluons plutôt Simone Weil

juillet 2017

Le 30 juin 2017 est morte Simone Veil, femme politique française à l'origine de la loi dite "Veil" favorable à l'IVG. Un combat à première vue surprenant venant d'une femme rescapée de la folie meurtrière nazie; un peu moins lorsque l'on sait qu'elle fut ensuite portée par un idéal profondément maçonnique et bourgeois.

 

Bien entendu, tous les médias de masse, les bobos, l'intelligentsia et l'Europe conformistes saluent la mémoire de cette féministe de premier plan qui a tant œuvré, selon eux, pour la "liberté" et le "bien commun": c'est-à-dire la mort de centaines de millions d'individus! Rien d'étonnant à cela  dans un monde où le bien et le mal sont si souvent inversés. Cependant, la majorité mondaine et vulgaire aura beau pleurer Simone Veil et faire son éloge pendant tous ces prochains jours, c'est désormais devant Dieu qu'elle aura à rendre des comptes. Et là-haut, il est peu probable que cette politicienne du néant jouisse des mêmes acclamations terrestres.

 

Profitons donc plutôt de cette occasion pour rappeler qu'il a existé une autre Simone Weil (1909-1943), bien différente de celle que nos contemporains pleurent actuellement. Cette Simone Weil (avec W) était une femme de bonne volonté, une philosophe proche de l'anarchisme chrétien, une vraie militante qui a notamment dénoncé la société industrialo-technicienne, la politique, les masses aliénées, et milité pour plus de justice sociale. Perspicace et avant-gardiste, elle pouvait écrire: "Les partis politiques sont des organismes publiquement, officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice." De quoi la distinguer complètement de son homonyme qui, vraisemblablement, n'a pas dû la lire…


500 ans de Réformette?

juin 2017

Cette année 2017 est particulière: tous les protestants célèbrent les 500 ans de la Réforme; l'occasion pour eux de se souvenir qu'en 1517, Martin Luther publiait ses 95 thèses contre le commerce des indulgences, c'est-à-dire un système de rémission des péchés monnayable. Un business particulièrement rentable à une époque où pratiquement tout le monde était terrifié par l'idée de la mort et de l'Enfer. Martin Luther vint entraver ce marché juteux. En s'attaquant à cette pratique, il s'opposait également à la doctrine et l'institution catholique elle-même, malgré les risques que cela pouvait comporter. En outre, le réformateur réaffirma l'essence du christianisme, à savoir que l'homme ne peut être justifié que par la Grâce de Dieu en Jésus-Christ, par le moyen de la foi. Une bombe spirituelle qui allait secouer toute l'Europe et même au-delà!

 

En Suisse, des idées plus ou moins similaires furent portées d'abord par Zwingli pour le côté oriental, puis Calvin, Farel et Viret pour le côté occidental.

 

Cependant, la Réforme s'arrêta très vite à mi-chemin. Les réformateurs d'Allemagne et de Suisse ayant trouvé dans les autorités séculières d'importants appuis acceptèrent bien des compromis. La doctrine de la double-allégeance, c'est-à-dire le devoir de soumission aux autorités civiles comme religieuses, fut par exemple maintenue. Et cela en dépit des nombreux abus de pouvoir. Ce fut d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles s'élevèrent – à côté d'eux – des réformateurs dits "radicaux", notamment Thomas Müntzer, Conrad Grebel et Felix Manz. Sur le plan du salut individuel et céleste, ces hommes partageaient évidemment (à quelques exceptions près) l'idée de Martin Luther, puisque celle-ci provenait directement de la Bible. En revanche, sur le plan d'un salut collectif dans le temporel, le désaccord était total. Perspicaces, les radicaux virent très justement que, sans un changement profond de la société, sans un retour à la communauté de biens (Actes II, 44-45; IV, 32-35), sans un travail pour instaurer la Christocratie, la Réforme serait vaine et se transformerait inévitablement en un catholicisme bis, malgré des positions théologiques bien différentes. Ces chrétiens fidèles et radicaux furent évidemment persécutés et mis à mort.

 

Mais comme ils l'avaient annoncé, le protestantisme devint effectivement une institution de plus au service du pouvoir, à l'instar du catholicisme et de l'orthodoxie. Zwingli et Calvin levèrent l'interdiction de l'usure (ou prêt à intérêt), préparant ainsi le chemin au capitalisme naissant, tandis que leur doctrine de la prédestination et de la Providence allait bientôt servir à justifier les inégalités sociales. La Réforme protestante sera alors aussi qualifiée de "Réforme magistérielle", puisque soutenue par des magistrats.

 

Plus que jamais, nous en voyons aujourd'hui les corollaires. Les Églises protestantes – toutes tendances confondues – sont souvent parmi les plus conformistes: entre leur silence complice à propos de l'avortement, leur soutien au féminisme (en instituant notamment des femmes pasteures), aux mouvements LGBT par des mariages gays (soutenant donc aussi, corrélativement, la PMA et la GPA!), au technico-capitalisme, à la théorie de l'évolution, etc. ces institutions semblent souvent préférer l'air du temps au souffle de l'Esprit et le code civil aux Saintes Écritures. Or l'apôtre Jacques nous dit que "celui qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu" (Ja. IV, 4).

 

Ainsi la Réforme devenue Réformette est aussi célébrée par nos autorités laïques et antichrists, puisqu'elle ne porte plus du tout en elle les germes du christianisme primitif et révolutionnaire. En Suisse, l'eugéniste conseiller fédéral Alain Berset a même pu prononcer un panégyrique pour l'ouverture de ces célébrations. De quoi se poser des questions.

 

Alors certes, il est indéniable que Martin Luther a été une figure majeure dans l'histoire du christianisme; mais plus que lui, ce sont les "radicaux" qui ont été les vrais héros de la foi au XVIe siècle. Le moment semble donc opportun pour se rappeler de ces grandes figures oubliées et surtout du message qu'ils ont porté jusqu'au sacrifice de leur vie, à l'exemple de leur Maître et des apôtres avant eux.

 

Voir aussi: Les cinq solas


Les Verts: une imposture vertement libérale et anti-nature

mai 2017

Dans l'article précédent, nous avons démontré que le socialisme des origines a emprunté quelques-unes de ses grandes idées au christianisme "primitif" avant de s'en éloigner totalement pour faire sa mue libérale. Le schéma est à peu près identique en ce qui concerne l'écologie politique, c'est-à-dire les Verts et consorts. Ce mouvement, quoique plus récent que le socialisme, a lui aussi pompé une partie de la pensée chrétienne pour en faire tout autre chose. Par écologie, nous entendons ici, bien sûr, l'acception courante, savoir la doctrine visant à un meilleur équilibre entre l'homme et son environnement naturel, ainsi qu'à la protection de ce dernier. En effet, depuis toujours les chrétiens ont estimé la Nature en tant que Création de Dieu et témoignage vivant de Sa grande Science, au point que certains l'ont considéré aussi importante, voire plus, que la Bible, à l'instar d'un Bernard de Clairvaux qui pouvait dire: « Tu trouveras bien plus dans les forêts que dans les livres ».

 

Au XVIIIe siècle, Jean-Jacques Rousseau, ce grand amoureux de la Nature que tout le monde connaît, et qui par ailleurs se déclarait "sincèrement chrétien selon la doctrine de l'Évangile", déplorait que la civilisation, la technique et les villes rongeassent de plus en plus d'espaces naturels. Il y voyait un lien évident avec la déchristianisation rampante: « Je comprends comment les habitants des villes, qui ne voient que des murs, des rues, et des crimes ont peu de foi ; mais je ne puis comprendre comment des campagnards, et surtout des solitaires, peuvent n’en point avoir. Comment leur âme ne s’élève-t-elle pas cent fois le jour avec extase à l’auteur des merveilles qui les frappent ? »

 

Aux XIXe et XXe siècles, plusieurs chrétiens se sont élevés contre la société industrielle et technicienne qui saccageait la planète avec une rapidité inouïe! Parmi eux, Jacques Ellul, penseur anarchiste-chrétien, aussi considéré comme l'un des précurseurs de l'écologie en France. Cette idée n'était alors guère défendue par une formation politique. Elle était même souvent raillée, marginalisée, qualifiée de conservatisme par ses détracteurs puisqu'elle s'opposait naturellement au prétendu "progrès technique".

 

Plus tard, voyant que le phénomène écologiste gagnait en popularité, des politiciens véreux et ambitieux (de toutes tendances) n'hésitèrent pas à récupérer ces idées et à les monopoliser à travers une ou plusieurs formations politiques, de telle sorte que, désormais, il fut entendu qu'ils devenaient les premiers porte-parole sur ce sujet. C'est ainsi que l'imposture est née! L'objectif poursuivit ne fut plus tant la recherche de l'équilibre entre l'homme, ses moyens techniques et son milieu naturel, mais plus subtilement un moyen de détourner la réalité; autrement dit de faire passer certaines mesures anti-écologiques et ultra-libérales pour des mesures dites "vertes".

 

L'exemple le plus frappant et actuel concerne évidemment les éoliennes, aujourd'hui défendues et promotionnées par la plupart des Verts! Or, non seulement ces horribles machines détruisent les paysages (ferraillages, bétonnages), défigurent ou défigureront de splendides endroits comme le Jura ou le Jorat (Suisse), mais ont, de surcroît, un impact extrêmement négatif sur l'avifaune (une éolienne tue plus d'une vingtaine d'oiseaux par année et peut rendre malade nombre d'autres espèces par le bruit qu'elles produisent!). Sans parler des infrasons aussi nuisibles pour l'homme. Et tout cela pour du vent, puisque le rendement énergétique des éoliennes est plutôt dérisoire. Seul donc le rendement financier, notamment grâce aux subsides, motivent ses partisans! Par conséquent, il ne s'agit que d'une affaire de gros sous.

 

Les Verts sont payés par des industriels qui ont tout intérêt à vendre leur mât! En contrepartie, ces sophistes doivent déployer tout leur talent politique pour convaincre le peuple qu'il s'agit bien d'une énergie propre, quoiqu'elle soit sale, mais aussi pour faire passer ses adversaires soit pour des pro-nucléaires (ce qui est souvent faux), soit pour des extrémistes écologistes. Cette dernière argutie fut d'ailleurs employée par la Vert'libérale Isabelle Chevalley contre Franz Weber, environnementaliste dont la réputation n'est plus à faire. Car celui-ci dérange, puisqu'il incarne un peu trop cette '"vieille école" écolo, celle qui préfère encore la nature aux "billets verts"…


Le socialisme, ou le gauchissement d'un christianisme sans Dieu

 

avril 2017

Profitons de cette période d'élections cantonales pour jeter un bref coup d'œil sur un grand mouvement politique: le socialisme. À l'origine, ce dernier s'est édifié à la fois sur un constat effroyable et une idée charitable: c'est en voyant les méfaits de la société industrielle, l'état des plus miséreux, des ouvriers exploités et de tous les oubliés du système, que des hommes – pour la plupart issus de culture chrétienne et pourvus de compassion – ont décidé de s'engager pour améliorer la situation des laissés-pour-compte. Des œuvres caritatives existaient déjà, mais elles ne permettaient point, à elles seules, d'endiguer la misère. Il fallait donc aller plus loin. Certains socialistes se sont alors fixés comme but de travailler pour une société plus égalitaire et plus juste.

 

Au XIXe siècle, à la suite de divers désaccords, le mouvement s'est fractionné en trois grandes tendances: le socialisme "démocratique", groupe qui ne souhaitait pas changer le système mais simplement apporter une autre voix dans le jeu démocratique; le communisme, centré sur la figure ouvrière et voulant instaurer une dictature prolétarienne; et l'anarchisme, seul socialisme basé sur la liberté, rejetant à la fois le capitalisme et l'État. Puis, au XXe siècle s'y est greffé, bon gré mal gré, un national-socialisme, fondé principalement sur l'exaltation de la Nation, saupoudrer de quelques idées sociales, afin de regrouper, s'il était possible, déçus du socialisme et nationalistes patentés.

 

Mais que reste-t-il aujourd'hui du socialisme en général? À vrai dire, plus grand chose. Le communisme et le national-socialisme se sont concrétisés dans des États et se sont montrés souvent plus violents, corrompus et misérables que les régimes dits capitalistes. Le socialisme démocratique est devenu, quant à lui, un libéralisme de "gauche" (le libéralisme étant à l'origine, paraît-il, justement de "gauche"), cosmopolite, pratiquant la préférence exogène, féministe, pro-gays, pro-gender, pro-avortement, etc. La pauvreté "locale" n'étant plus vraiment sa priorité. Quant à l'anarchisme "libertaire", il s'est surtout réduit en mouvement de squatteurs ou punks à chien, adulant le désordre et/ou se faisant régulièrement porte-drapeau du socialisme politique (donc du libéralisme), entre autres.

 

Quoi qu'il en soit, même si le socialisme d'aujourd'hui est particulièrement moribond, les chrétiens ne devraient pas oublier de remercier ce mouvement qui a, au moins un temps, pansé les plaies du capitalisme et accompli une partie de la tâche qui incombait normalement aux Églises. En effet, le christianisme primitif, conformément aux paroles du Christ (Matthieu XXV, 35-36, notamment), souhaitait établir une société sans riches ni pauvres (Actes II, 42-46; IV, 32-35), préparant ainsi la Christocratie. Les collectes, les œuvres caritatives, n'étaient qu'une phase transitoire et non une fin en soi: « Car il s'agit, non de vous exposer à la détresse pour soulager les autres, mais de suivre une règle d'égalité: dans la circonstance présente votre superflu pourvoira à leurs besoins, afin que leur superflu pourvoie pareillement aux vôtres, en sorte qu'il y ait égalité…» (II Cor. VIII, 13-14). L'égalité "sociale" était clairement l'un des objectifs du christianisme. Mais au fil du temps, l'inertie des Églises sur ces questions a laissé voie libre au socialisme, lequel a finalement abandonné sa lutte initiale, l'égalité sociale, pour en poursuivre d'autres: égalité des sexes, des genres, des sexualités, etc. Pleins d'idées saugrenues que reprennent désormais nombre d'"Églises" modernes pour s'inscrire à leur tour dans cette grande famille déchue et sans avenir du "christianisme sans Dieu". En vérité, telle ne peut qu'être l'évolution de toute théorie qui se bornerait à remplacer la charité (spirituelle) par un faux amour (charnel), et le Dieu vivant par des idoles mortes. Car, de même qu'il n'y a qu'une seule vraie Pâques – commémoration de la Mort et de la Résurrection de Notre Seigneur et Sauveur –, et ses contrefaçons – commerce des œufs et des "lapins" –, de même il n'y a qu'une seule vraie doctrine, et ses falsifications...


Maltraitance animale: la création n'est pas qu'une simple marchandise

mars 2017

De plus en plus de vidéos chocs circulent sur le web dévoilant des actes de cruauté envers les animaux, notamment dans des abattoirs, mais pas seulement. Des conditions d’élevages indignes aux transports horribles, peu de gens pourraient imaginer une telle souffrance derrière leur « morceau de viande ». Et pourtant, c’est une réalité qu’on ne peut aujourd’hui plus ignorer. Même en Suisse, où nous avons l’une des législations les plus « restrictives » au monde en matière de protection des animaux et où les contrôles sont censés être plus rigoureux qu’ailleurs, nul ne peut vraiment garantir que jamais pareils cas ne se sont présentés ou ne se présenteront. Certes, par acquit de conscience, il vaut toujours mieux consommer local, mais rien ne prouve que les animaux sont toujours traités correctement dans ce pays.

 

Alors, face à ce constat, deux extrêmes s’affrontent: ceux qui nient la souffrance animale pour de basses raisons mercantiles ou juste par apathie, et ceux qui souhaiteraient au contraire abolir tout élevage et aliment d’origine animale, arguant que les animaux sont nos semblables et que, par conséquent, l’élevage est une forme d’esclavage et la consommation s’apparente à du cannibalisme. Ces « antispécistes », comme ils se nomment eux-mêmes, luttent généralement pour « l’égalité animale », les plus radicaux d’entre eux allant jusqu’à prétendre que leur vie est supérieure à celle de certains êtres humains handicapés. Notons du reste que ces défenseurs de la vie des bêtes ne se soucient guère, par exemple, des IVG! Autrement dit, la vie humaine ne les intéresse pas beaucoup; seul semble compter pour eux le bien-être animal. Dès lors, si l’on peut saluer quelques-unes de leurs actions visant à sensibiliser l’opinion publique sur la souffrance animale, il faut en revanche reconnaître que leur fond idéologique n’est pas beaucoup plus glorieux que celui des capitalistes qui ne voient en l’animal qu’un simple objet à vendre et à consommer.

 

En vérité, sans l’Esprit et la Bible, l’homme est vite déboussolé et peut tomber dans n’importe quelle philosophie douteuse. Ici encore, une retour à l’Écriture sainte s’impose, car elle agit à la fois comme garde-fou et pédagogue. Sur le sujet en question, elle nous apprend tout d’abord que l’homme a été créé à l’image de Dieu (Gen. I, 27), et qu’il se distingue des autres créations (animales, végétales, minérales), leur étant même légèrement supérieur (I, 28). Il peut donc en faire usage, et s’en nourrir, ou pas (Rm. XIV, 2-3), mais cela ne signifie pas qu’il puisse en abuser; au contraire, il devrait normalement veilleur à leur bien-être (Ex. XXIII, 4-5; De. XXV, 4). C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles, aux temps bibliques, le sacrifice des animaux étaient souvent accompagnés de rites sacrés et que tous les croyants, aujourd’hui encore, rendent normalement grâces avant de manger (I Cor. X, 24-25, 30-31). Car la nourriture provenant de la création (animale ou végétale) n’est pas qu’un simple produit. Par conséquent, l’homme aura aussi à rendre compte devant le Créateur de la manière dont il aura exercé sa gérance sur la création. Aussi bien le saccage de la nature que les actes de cruauté envers les animaux seront jugés.

 

Cela étant précisé, le rejet du Créateur a conduit les hommes à s’éloigner de l’image de Dieu et même à mépriser Sa création. Le dieu argent et efficience l’ayant remplacé dans nos sociétés modernes, tout désormais tend à être réduit en simple marchandise, y compris, à long terme, l’homme lui-même. Ceci mène à une disharmonie générale dont les actes de cruauté sont juste l’un des nombreux symptômes de cet empire du mal. Par ailleurs, le souci de l’efficience, propre à notre société technico-capitaliste, pousse toujours plus à la centralisation, tout en divisant ou particularisant chaque tâche, de sorte que l’éleveur n’est plus l’abatteur, et que l’emploi de ce dernier se réduit souvent désormais à n’avoir qu’une relation de sang avec l’animal. Et en plus de cela, dans des conditions industrielles! puisque les cadences d’abattage varient entre une à quatre minutes! L’éleveur, quant à lui, est constamment mis sous pression par les industriels qui le poussent à faire de son animal un véritable objet rentable, car la concurrence étrangère est féroce, mondialisme oblige!

 

Ainsi, dans une telle conjoncture, il est difficile d’imaginer un « mieux-être » animal, même avec les législations les plus strictes. Comme pour le reste, c’est très clairement un changement de société et même de civilisation qui doit s’opérer! En attendant, la création tout entière crie, elle aussi, pour une Christocratie!

 

Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise, avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre… (Romains VIII, 19-22)


À Dieu seul la gloire, ou l’apologétique par Jean-Sébastien Bach

février 2017

Adolescent je pensais que le classique était une musique pour vieux bourgeois. C’est du moins ainsi qu’on percevait la chose dans mon milieu. Même au sein de ma famille, le classique était plutôt mal considéré, hormis peut-être par l’un ou l’autre de mes grands-parents. Dans mon quartier, la grande mode d’alors c’était le rap, que j’écoutais d’abord pour être cool comme « tout le monde », avant que cela se mue en une sorte de passion. Cependant, dès mes premiers pas dans le mouvement hip-hop (qui débutèrent avec le graffiti) j’appréciais dans le rap aussi bien les bonnes rimes et les paroles « engagées » que les samples de musique classique que certains beatmakers utilisaient. Peut-être était-ce un présage…

 

En grandissant, je suis peu à peu détaché de ce conditionnement pour m’ouvrir à un univers musical un peu plus large, passant par le reggae et le rock. Puis, après ma conversion au Seigneur, étant donné que j’étais assez proche des mouvances évangéliques, j’ai essayé tant bien que mal d’écouter leur musique: la louange (worship), une sorte de variété ou pop-rock moderne souvent d’inspiration anglo-saxonne qui, osons le dire, était plutôt chiante et infantile. Cette période a toutefois été aussi brève que mon séjour parmi eux.

 

Paradoxalement, c’est au moment où les chaînes du conformisme ont véritablement commencé à tomber que je me suis mis à mieux connaître et aimer le classique. Un retour aux sources obligé, car aucune autre musique ne pouvait me faire autant d’effet. Les émotions produites par le classique sont si intenses que toutes les barrières fictives qui auraient pu encore se trouver sur mon chemin devait maintenant se lever. Les compositions de Beethoven, Chopin, Schubert et même de Mozart sont si belles et excellentes que les remarques désobligeantes que certains de mes « proches » ont pu me sortir m’indifféraient et m’indiffèrent toujours. Elles ont au contraire confirmé une analyse plus profonde et globale que j’avais faite sur l’aliénation de l’homme par la « société », à savoir que la masse peut détester ce qui est magnifique – en musique, en peinture, ou autres –, et admirer ce qui est horrible, si le climat s’y prête. L’art contemporain et certains bruits qu’on ose qualifier de « musiques » (électro, metal extrême, etc.) en sont l’exemple type.

 

Mais revenons-en au classique pour parler plus précisément du baroque de Bach. Si les musiques des compositeurs évoqués ci-dessus sont vraiment sublimes, celle de Bach est tout simplement divine et insurpassable dans le temporel. Bach nous transporte ailleurs; il nous rapproche un peu plus du ciel, vers l’Éternel. Sa musique donne vraiment un sentiment d’extase comme nulle autre. Avec Bach, pas besoin de drogues pour connaître un état d’euphorie tant ses compositions semblent sortir du registre humain. La langue allemande en devient presque agréable, ce qui n’est pas peu dire. Et tout ceci vient probablement du fait que Bach consacra toute son œuvre non à sa propre gloire ou à une vaine reconnaissance humaine, mais à Dieu. Il terminait d’ailleurs souvent ses manuscrits par le sigle S.D.G pour Soli Deo Gloria (À Dieu seul la gloire). Aussi a-t-il su conjuguer dans sa musique la modestie, le sérieux, la rigueur, l’émotion… tout en se laissant saisir et conduire par le Saint-Esprit. Car Bach n’était pas seulement un chrétien culturel comme tant d’autres de son temps, mais un véritable chrétien de conversion et de conviction. Au point que ses musiques dites « profanes » témoignent, elles aussi, d’une spiritualité chrétienne pouvant aller jusqu’à exprimer « le mystère de la Rédemption sur la Croix », comme l’a très bien fait remarquer le musicologue Gilles Cantagrel.

 

Bref, l’avantage avec Bach c’est qu’il n’est pas besoin de faire une grande démonstration intellectuelle pour prouver l’authenticité divine et la supériorité du christianisme. Car, comme pour la conversion, c’est davantage une question de foi et de réception que de raisonnement. Écouter sa musique devrait suffire à convaincre n’importe quel homme sincère qui recherche la vérité. Et pour ma part, je crois bien que si je n’étais pas déjà chrétien, je le deviendrais en l’écoutant...


Le « technico-capitalisme » anéantit tout

janvier 2017

Comprendre le monde moderne implique de connaître au moins deux des grandes maladies qui le frappent, à savoir le capitalisme et la technique. La première a été relativement bien diagnostiquée et combattue par plusieurs hommes (Proudhon, Marx, Tolstoï, Weber, etc.) sans pour autant être éradiquée, tandis que la seconde a été sous-estimée, voire carrément ignorée de la plupart. Jacques Ellul a été l’un des seuls penseurs à l’avoir bien comprise et décortiquée, tout en annonçant ses effets dévastateurs si rien ne serait fait. Cependant, durant la période des « Trente Glorieuses » et même au-delà, nul n’a vraiment voulu l’entendre, et aucun garde-fou n’a été mis en place, tant cette critique dérangeait. Certainement, la plupart des intellectuels objectifs et sérieux reconnaissaient, au moins en cachette, que Jacques Ellul disait la vérité; mais celle-ci remettait en cause une idole bien trop sacrée pour qu’on la prenne en considération. En conséquence, nous nous rapprochons toujours plus du point de non-retour, si nous ne l’avons pas déjà atteint.

 

Jacques Ellul a en outre brillamment démontré que la technique avait son autonomie et qu’elle n’était pas neutre. Aussi, tout régime – qu’il soit libéral, communiste, religieux... dictatorial ou démocratique –, est aujourd’hui dépendant de la technique. Dès lors, tout pouvoir politique ou système économique qui récuserait l’impératif technique est condamné.

 

Certes, qu’il y ait des techniques nécessaires et même bonnes (ordinateurs, techniques médicales, etc.) est un fait. Mais le tout technique devient un grand mal, puisqu’il ne laisse vivre aucun autre « milieu » et n’accepte ni critique ni limite. Comme disait Dennis Gabor: « tout ce qui est techniquement faisable sera fait. » Et c’est ici précisément que se trouve le « mal absolu ». L’exemple des techniques de procréation humaine l’illustre on ne peut mieux. La puce sous-cutanée aussi. Ce n’est pas à la technique de s’adapter, mais à l’éthique ou la morale. En effet, ce qui était inacceptable il n’y a encore que quelques dizaines d’années, devient acceptable de nos jours. Dès lors, toute morale qui tendrait à la limiter serait vouée aux gémonies. C’est pourquoi, tant les philosophes que les théologiens sont aujourd’hui payés pour défendre le tout technique, jusqu’au transhumanisme.

 

Ceci étant dit, il faut aussi rappeler qu’il existe des interactions entre l’ordre technique et l’ordre économique (le politique s’adapte), c’est pourquoi nous pourrions dire, par facilité de langage et d’analyse, que nous vivons en Occident dans une sorte de « technico-capitalisme ». Les deux maladies en forment une seule. Le drone, par exemple, est une technique totalement inutile pour l’homme du commun et de surcroît particulièrement dérangeante, tant par ses nuisances sonores que par ses caméras. Toutefois, il est rentable. C’est donc un cas typique du technico-capitalisme. Autre cas d’école: les éoliennes, défendues par des pseudo-écolos. Un problème technique s’est posé (nucléaire) que l’on prétend désormais résoudre en partie par un autre problème technique (éolienne). Celle-ci non seulement souille les paysages naturels, dérange la faune, tue énormément d’oiseaux, mais peu importe: l’éolien est une nouvelle technique qui constitue un marché à fort potentiel.

 

Le milieu technique s’impose partout, plus seulement en ville. Et à ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus de grande différence entre le milieu technique et le milieu naturel. L’équilibre tend à disparaître. Les adeptes de quads, de motocross et de drones peuvent déjà à leur aise se divertir partout, y compris dans les derniers recoins un peu sauvages et naturels. C’est leur liberté! paraît-il. En revanche, la liberté de ceux qui préfèrent passer leurs loisirs à contempler les paysages et à se ressourcer dans le silence, loin de la civilisation, ne compte absolument pas. Car cette liberté n’est pas assez technicienne!

 

Ainsi la philosophe Simone Weil avait bien raison de dire qu’«il est inévitable que le mal domine partout où la technique se trouve soit entièrement soit presque entièrement souveraine ». D'autant que ce mal est renforcé par le capitalisme.

 

Voir aussi: Système technicien ; La peine du Capital


Souriez, vous êtes « libres »

décembre 2016

Comme la plupart des autres pays, la Suisse a pris un tournant liberticide. Ce mot vous choque peut-être, vous le trouvez outrancier, et pourtant c’est bien la réalité: la Suisse devient un pays liberticide. Cela s’est produit sous nos yeux, petit à petit, sans même que nous nous en rendions compte. Ce retour à l’esclavagisme « soft » ne s’est pas fait d’un trait, mais lentement et subtilement, comme dans la fable de la grenouille: d’abord l’eau chauffe progressivement pour que nous nous y sentions à l’aise, avant de bouillir pour nous paralyser.

 

Et l’histoire ne date pas vraiment d’hier. Rappelons seulement quelques faits. Par exemple, celui qui contraignit tout citoyen à souscrire une carte bancaire pour recevoir son revenu. Bien entendu, disait-on au début, « vous aurez toujours le choix de ne pas ouvrir un compte ». Sauf qu’aujourd’hui, pratiquement plus aucune entreprise (publique ou privée) ni assurance ne propose une autre option. Résultat des courses: non seulement vous êtes obligé d’avoir un compte courant, mais en plus, celui-ci vous coûtera au minimum 30 francs par année de frais de gestion (à moins que vous ayez un revenu mensuel confortable). Le libre choix n’existe donc pas.

 

Dans un autre registre, l’assurance-maladie obligatoire nous avait d’abord été présentée comme un symbole de solidarité. Un acquis social important. Mais depuis, chaque année les primes augmentent à un rythme supérieur à l’inflation générale, la faute, paraît-il, aux malades qui coûteraient trop chers. Tandis que les dirigeants des caisses d’assurances, eux, se portent plus que bien. De plus, ils imaginent déjà l’assurance de demain : un contrôle plus poussé et des primes plus élevées pour les assurés dit à risque. Ainsi la solidarité initiale se mue en individualisme effréné afin que les libéraux puissent encore augmenter leurs capitaux. Le tout, bien sûr, grâce à la complicité de l’État bourgeois.

 

Parlons encore de « liberté individuelle ». Un petite minorité d’entre nous aimerait pouvoir se promener tranquillement dans les rues, travailler dans un lieu sans forcément être épiée par des caméras de surveillance. Eh bien! cela n’est pratiquement plus possible. Nous devons aujourd’hui accepter l’idée que chacun d’entre nous est un suspect potentiel, que nos faits et gestes sont filmés et que ces données sont traitées par des services paradoxalement bien moins transparents que nous. D’ailleurs, désormais les « flics » assistants sont un peu partout, puisqu’au moindre écart de conduite d’un quidam, cent autres sortiront immédiatement leur smartphone pour filmer la scène. Le jeu est pervers. D’ailleurs, il n’y a même plus tant besoin d’un écart de conduite pour être filmé, étant donné qu’aujourd’hui tout le monde filme tout le monde pour rien, sans même se demander si cela dérange encore quelqu’un. Cette génération a été complètement mithridatisée et les quelques réfractaires n’ont plus rien à dire. La majorité faisant office de loi et l’esclavage librement consenti de progrès.

 

Il demeure toutefois l’illusion d’une « protection des données » garantie par la Constitution. Cela dit, comme toute loi, elle est soumise à interprétation. Des entreprises vivent grâce à vos données, avec ou sans votre consentement, preuve que ce genre de loi est une décoration. Vous pourrez évidemment faire appel à la justice, mais étant donné que le pouvoir judiciaire est le troisième pilier de l’État bourgeois, elle fera semblant de ne point entendre votre plainte. Reste alors les médias de masse. Là encore, faux espoir! dans la mesure où le quatrième pouvoir est aujourd’hui entièrement entre les mains des grands groupes capitalistes. Il n’est plus du tout indépendant. En effet, jamais les grands médias ne remettront en cause le déséquilibre sur lequel repose toute notre société. Ils sont eux-mêmes les meilleurs propagandistes du système, voilà pourquoi ils se contentent, la plupart du temps, de vous informer sur la situation des autres pays. Leur message est simple : « Là-bas c’est bien pire, soyez heureux de vous soumettre ici ». Certes, comme disait Jacques Ellul, il vaut mieux pour le chien à la niche avoir une longue chaîne qu’une petite.

 

Bref, nous pourrions encore multiplier les exemples (passeport biométrique, etc.) qui prouvent que nous ne vivons guère dans une société libre. Du moins, pas pour la classe d’en bas. Cependant, qui s’en inquiète encore, puisque le vocabulaire de la liberté y est préservé?

 

Sachez juste que Dieu désapprouve l’hypocrisie de cette société païenne qui fait semblant d’être attachée à la liberté tout en réduisant les citoyens en esclavages. Dans la Bible, le contrôle social est décrit comme étant l’oeuvre du Malin (Chroniques XXI, 1-2) et les appels à la liberté sont nombreux.

 

« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » (Galates V, 1).

 

Voir aussi : Anarchisme Chrétien ; Désobéissance civile ; La Suisse de l'injusticeManipulation des massesSystème technicien


Élection américaine : la défaite des sondages

novembre 2016

Qu’on se le dise, Donald Trump ou Hillary Clinton, républicain ou démocrate, c’est un peu bonnet blanc et blanc bonnet. Teinte somme toute assez identique aux couvre-chefs des politiciens de notre côté de l’Atlantique. Car s’il existait vraiment un homme politique providentiel, quelqu’un qui se soucie réellement de l’intérêt général, les lobbies se chargeraient très vite de le mettre au pas, ou alors de le rendre médiatiquement inexistant, donc pratiquement inéligible.

 

Quoi qu’il en soit, le mépris des médias de masse européens et suisses envers Trump, et leur admiration quasi religieuse envers Clinton, dénotait une propagande qu’on croyait issue d’un autre temps. Certes, le milliardaire de l’immobilier ressemble à s’y méprendre à un vulgaire personnage de télé-réalité, mais de là à présenter Clinton comme une sainte, une formidable candidate, une incarnation de l’intégrité, c’était tout aussi grossier. Il est vrai qu’après le premier président américain « black », qu’on adulait plutôt pour sa couleur que pour ses compétences, les médias espéraient voir une première femme à la Maison-Blanche. Qui plus est, une femme pro-gay, pro-avortement, pro-migrants, etc. Bref, une véritable icône pour les bigots des temps modernes. Leur ferveur les poussait à ignorer délibérément les sales affaires de corruption, de transactions douteuses, de détournement de fonds qui entachent pourtant depuis fort longtemps la coterie Clinton.

 

Évidemment, comme avant le vote sur le « Brexit », pratiquement tous les médias et les sondages prévoyaient la victoire du « bien » sur le « mal ». Hillary Clinton sera présidente, nous répétait-on ! Les instituts de sondage étaient formels, surtout quelques heures avant le vote. Ainsi les technocrates de tous lieux venaient vanter leur infaillible science, celle qui connaît les intentions des électeurs mieux que personne. Hier encore, Deeption, outil « révolutionnaire» d’analyse développé par la prestigieuse EPFL, pronostiquait la victoire de la candidate démocrate.

 

Et c’est peut-être ici la seule chose intéressante à retenir de cette élection américaine, à savoir l’échec des sondages, du monde technico-médiatique qui traite trop souvent les électeurs comme de vulgaires rats de laboratoire dont on connaîtrait d’avance tous les faits et gestes…

 

Voir aussi : Système technicien


Sur l’interdiction totale de la mendicité dans le canton de Vaud

Parabole du riche et de Lazare (dessin: Eugène Burnand)
Parabole du riche et de Lazare (dessin: Eugène Burnand)

octobre 2016

Fin septembre, le Grand Conseil vaudois a accepté l’initiative UDC visant à interdire la mendicité dans tout le canton. Cette loi scélérate punira bientôt le pauvre qui mendie d’une amende allant de 50 à 100 francs! Cette nouvelle prescription ne combattra pas seulement la mendicité par métier, les réseaux roms, mais bel et bien tous les indigents qui demandent l’aumône. Suisses compris.

 

Venant de politiciens bien nourris, grassement payés par l’argent du contribuable, vivant dans de luxueuses maisons, ce vote à quelque chose de particulièrement indécent. Rappelons en effet qu’un député dans le canton de Vaud touche une indemnité journalière de 480 francs (270.- par demi-journée), frais accessoires en sus, et qu’un conseiller d’État touche un salaire annuel d’environ 200’000 francs, avec une rente à vie assurée correspondant à 50% de son dernier salaire. Comble de la perfidie, ce sont ces mêmes personnes qui utilisent leur autorité pour aider les riches à devenir toujours plus riches et pour stigmatiser les plus pauvres. Ils manipulent le prolétariat, tout en le spoliant, et désignent souvent le sous-prolétariat comme étant coupable de coûter trop cher à la collectivité. Dans le cas présent, les mendiants posent surtout un problème d’image dans une Suisse qui voudrait garder une certaine apparence "cossue". Malheureusement, qu’ils soient autochtones ou pas, des pauvres existent dans ce pays. Et au lieu de les pénaliser davantage, peut-être serait-il temps, au 21ème siècle, d’éradiquer définitivement ce fléau qu’est la pauvreté en redistribuant les richesses « à chacun selon ses besoins ». La mendicité pourrait ainsi disparaître et l’orgueil des plus puissants s’atténuer. Car en définitive, ce ne sont ni les avancées technologiques ni les mariages homos qui seront susceptibles de faire progresser notre civilisation, mais plutôt notre capacité à construire avec plus d’altruisme.

 

Voir aussi : La Suisse de l'injustice ; La peine du Capital


Loi sur le renseignement : « Parmelin is watching you »

septembre 2016

Pour le conseiller fédéral Guy Parmelin, les personnes qui sont opposées à la nouvelle loi sur le renseignement (LRens) se rendent complices des terroristes ! Lors d’une interview, le chef du DDPS s’est permis de traiter de criminels tous ceux qui souhaiteraient garder un semblant de liberté et préserver leur espace privé. En d’autres termes, soit on est pour « Big Brother » soit on est pour les terroristes ; être contre les deux n’est tout simplement pas concevable pour le « Parti ».

 

Cela en dit long sur le machiavélisme incroyable de ceux qui nous gouvernent et sur notre « démocrature » qui se mue lentement mais sûrement en État policier.

 

En outre, il n’est pas impossible que Guy Parmelin, au nom de tout le Conseil fédéral, ait voulu lancer un petit message subliminal : avec cette nouvelle loi, les premières personnes qu’on espionnera sont celles qui auront voté « non ». À bon lecteur, salut !


Ordo ab Chao : la haute trahison des dirigeants et la jocrisserie des peuples

août 2016

Huitante-quatre morts à Nice, un prêtre égorgé à Saint-Etienne-du-Rouvray, une attaque sanglante à la hache en Allemagne… jusqu’à la prochaine nouvelle. Tout cela a été commis par des Mahométans qui vouent un culte mortifère à leur dieu lunaire. Certes, on le sait bien, depuis des siècles les fous d’Allah désirent envahir l’Europe et la soumettre totalement (étymologie du mot «islam») à leur religion. Jadis repoussés par des chrétiens – sinon de foi, au moins de culture –, ils ont depuis été accueillis en grande pompe par des gouvernants occidentaux dont la politique ultra-libérale, laïque, féministe, pro-IVG, avait fortement contribué à la dénatalité en Europe. Croissance oblige, il fallait bien compenser ce manque par des populations plus fécondes venues d’ailleurs, disaient alors nos pompiers-pyromanes. Mais voilà que cette jeunesse de remplacement se retourne et commence désormais à tuer ces « vieux européens ». Etait-ce prévisible ? Non, d’après nos élites. Tout en condamnant ces actes barbares, nos dirigeants, qui passent pourtant leur vie à étudier la prospective et à élaborer les plus subtiles stratégies, voudraient maintenant nous faire croire qu’ils n’auraient jamais prévu ces évènements, et qu’ils auraient même tout fait pour les éviter. Serions-nous donc gouvernés par des imbéciles heureux ? Quand une Angela Merkel, par exemple, fait accueillir 1,5 million de migrants en Allemagne rien qu’en 2015, malgré les risques et les avertissements divers (venant même de l’Etat islamique! ), peut-on vraiment croire en des conséquences inopinées ?

 

En vérité, il faut comprendre que la plupart des dirigeants européens sont depuis longtemps complices de l’islamisme. Les plus matérialistes et cupides d’entre eux sont tout simplement vendus à des pays comme le Qatar et l’Arabie Saoudite, alors que les autres sont corrompus par l’idéal laïque, donc maçonnique. Nous n’irions pas jusqu’à dire qu’ils organisent les attentats, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils en profitent chaque fois pour restreindre les libertés individuelles. Autrement dit, la mauvaise herbe les arrange bien. Evidemment, les gens étourdis par la télé-réalité et les journaux n’y voient que du feu.

 

Par ailleurs, non seulement les dirigeants profitent de cette situation, mais plus encore ils se moquent des victimes de leur politique. Et parfois même ouvertement. En effet, deux heures à peine après l’égorgement du prêtre Jacques Hamel, une élue municipale de Brest, Julie Le Goïc, écrivait sur Twitter avec un humour bien particulier : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au paradis ? ». Dans un autre registre, en réaction aux nombreux attentats, un charcutier français de 38 ans avait déposé quelques lardons dans la boîte aux lettres d'une mosquée, manière pour lui d’exprimer son ras-le-bol des attentats. L’homme fut immédiatement jugé par le tribunal correctionnel de Nancy pour « violences commises en raison de l'appartenance de la victime à une religion », et a été condamné à six mois de prison avec sursis. Apparemment, les juges semblent beaucoup plus rapides et motivés pour traiter ce genre de « délit ». Mais du côté des citoyens, ce n’est pas beaucoup mieux : lors de l’attaque de Nice, des témoins déclarent que des gens filmaient avec leur téléphone portable les personnes agonisantes au lieu de les secourir. Attitude écœurante, certes, mais comment demander un peu de charité chrétienne ou même un soupçon de compassion à des gens qui, pour la plupart, ont été nourris depuis le berceau par la technique, l'athéisme, le matérialisme et le nihilisme ?

 

Considérant tout cela dans son ensemble, une seule devise nous vient en tête : « Ordo ab Chao ». Cette expression latine, lourde de sens pour les maçons du 33ème degré, signifie « l’Ordre du chaos ». Les architectes et les ouvriers de cette société ont ce qu’ils veulent et auront un jour ce qu’ils méritent. Pour l’heure, les seules vraies victimes sont celles qui se sont toujours opposées à ce système, mais qui doivent, malgré tout, en subir les dommages…

 

Voir aussi : Pouvoir occulte ; Manipulation des masses


Cérémonie satanique pour l’inauguration du tunnel de base du Saint-Gothard

Juillet 2016

L’inauguration officielle du tunnel de base du Saint-Gothard a eu lieu le 1er juin 2016, en présence du Conseil fédéral, des membres du Parlement et de plusieurs dirigeants européens. Les festivités ont débuté le matin avec la bénédiction d'un abbé, d'un pasteur, d'un rabbin et d'un imam, comme pour nous rappeler que la religion mondialiste est syncrétique. Puis, ce spectacle coûteux s’est poursuivi avec des symboles éminemment sataniques, prouvant une fois de plus l’allégeance des puissants à l’esprit du mal. Malgré toutes ces démonstrations et en dépit du bon sens, une majorité de chrétiens soutient toujours la « soumission aux autorités » et s’oppose encore à l’anarchisme chrétien.


DPI/LPMA : eugénisme et réification de l'être humain

juin 2016

Le 14 juin 2015, le peuple suisse avait accepté l’ouverture à la sélection artificielle sous certaines conditions. Le 5 juin prochain, il devra se prononcer sur la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA) qui vise à étendre le DPI à toutes les irrégularités génétiques. De quoi s’agit-il ?

 

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) c’est de l’eugénisme, et l’eugénisme c’est la sélection des plus forts et l’élimination des plus faibles. Une pratique directement inspirée par la théorie de l’évolution de Charles Darwin. Le terme eugénisme (littéralement « bien naître ») fut d’ailleurs employé pour la première fois par son cousin, Francis Galton.

 

Un peu tard, le régime nazi, convaincu par les travaux de Darwin, Galton et Spencer – entre autres –, mit en place une politique eugéniste dans le but de préparer « l’homme supérieur ». De nombreux autres pays firent de même, dont les États-Unis, la Suède, le Japon, la Suisse, etc.

 

Aujourd’hui, dans nos pseudo-démocraties, les choses n’ont pas tant changé. Les libéraux qui sont au pouvoir se prétendent à l’opposé de l’idéologie nazie tout en gardant les mêmes bases philosophiques. Ils veulent, eux aussi, échantillonner des êtres humains, sélectionner les meilleurs et rejeter les moins bons. Non pour raisons raciales cette fois-ci, mais simplement par soucis d’efficience et de rentabilité. Cette pratique permettrait en effet, à long terme, d’alléger les coûts de la santé, de créer de nouveaux marchés (notamment dans la fabrication d’enfants pour couples infertiles ou homosexuels) ainsi que des êtres potentiellement plus adaptés et productifs. Par ailleurs, les docteurs Mengele pourraient à nouveau exercer en toute liberté, quoiqu’ils se sentent déjà très à l’aise dans une société où le meurtre de bébés est considéré comme un acte médical. Et justement, en parlant d’IVG, certains partisans de la LPMA n’hésitent pas à faire du sophisme en prétendant que le diagnostic préimplantatoire permettrait d’éviter des avortements puisque les couples pourraient se décider avant même que des embryons soient implantés dans l’utérus de leur mère. Comme si la peste était préférable au choléra. Argument fallacieux.

 

En clair, nous nous dirigeons vers une société dans laquelle la vie ne sera plus du tout sacrée, mais réduite à la logique techno-capitaliste. Sous couvert de progressisme, nous sommes en réalité en train de rejouer les heures les plus sombres de l’histoire…

 

Voir aussi : Effondrement moral ; Système technicien


Le sens d'une société sans parole

mai 2016

Dans la Bible, la notion de « parole » revêt une place extrêmement importante. Non pas la parole en tant que discours vide, mais la parole qui a un sens, celle qui produit un acte. En effet, Dieu n’a-t-il pas tout créé par Sa Parole ? L’Éternel ne s’est-il pas révélé d’abord par Sa Parole ? Et Jésus-Christ n’est-il pas la Parole incarnée ?…

 

Dans l’Ancien Testament, le second commandement invite à ne point faire d’image, marquant ainsi la différence entre les religions païennes et la foi authentique ; entre l’idolâtrie et le vrai culte à Dieu. Dans le Nouveau Testament, Jésus déclare expressément que notre parole doit être oui, oui, non, non ; car ce qu’on y ajoute vient du malin (Mt. V, 37).

 

Ce n’est donc pas un hasard si, dans notre société actuelle, redevenue ultra-païenne, l’image est vénérée alors que la parole est abhorrée. On admire les vains discoureurs, les tartuffes, pour autant qu’ils présentent bien. Certes, beaucoup de gens restent encore – par principe ou héritage judéo-chrétien – plus ou moins choqués quand ils voient une personnalité publique prise en flagrant délit de mensonge, sans toutefois remettre en question l’ensemble de la société qui pousse à faire pareil. C’est-à-dire, tous ces simulacres, ces petites tromperies quotidiennes qu’on accepte de la part des vendeurs, de la presse, de la publicité, des contrats (où il faut toujours lire entre les lignes pour ne pas se faire avoir), des politiques, des hommes de loi, et ainsi de suite… Bref, cette malhonnêteté permanente qui ne fait aujourd’hui plus scandale. C’est navrant, mais on vit avec et on s’y est malheureusement habitué.

 

Dans ce contexte, les hommes de parole deviennent des oiseaux rares. Pire, l’honnêteté et la franchise peuvent même faire peur ! En définitive, manquer à sa parole n’est qu’un symptôme de plus qui montre la grave crise morale dans laquelle nous sommes plongés.

 

Voir aussi : Effondrement moral


Syndrome laïque : un politicien norvégien violé par un Somalien regrette que son agresseur soit expulsé

avril 2016

L’histoire de Karsten Nordal Hauken (voir photo) est pour le moins étrange. Violé brutalement par un demandeur d’asile somalien, il se sent aujourd’hui coupable de son expulsion. C’est le syndrome laïque. « Comment moi, jeune socialiste, féministe et anti-raciste, ai-je pu devenir la victime d’un violeur somalien ? [...] J’ai ressenti un fort sentiment de culpabilité et de responsabilité. J’étais la raison pour laquelle il devait être expulsé de Norvège, et faire face à un avenir incertain en Somalie… J’ai appris que la culture d’origine du violeur était totalement différente de la nôtre. Je suis hétérosexuel et lui aussi probablement, mais dans sa culture l’abus sexuel est surtout une prise de pouvoir et non le résultat du désir. Pour comprendre comment cela peut se produire, on doit dépasser ses préjugés. […] Je ne ressens pas de colère envers mon agresseur, car je le vois plus comme le produit d’un monde injuste. Le produit d’une éducation marquée par la guerre et les privations. [...] Je maintiens donc que nous devons continuer à aider les réfugiés même dans un tel contexte. »

 

L’attitude de ce personnage est intéressante en ce qu’elle montre plus généralement l’état d’esprit d’une Europe plongée dans une sorte de fausse culpabilité malsaine et permanente. Esclave de la religion laïque, enchaînée par les dogmes du vivre ensemble, de l’ouverture d’esprit, de la tolérance, du féminisme, l’Europe est prête à tous les sacrifices pour ses faux dieux. Moloch réclame toujours plus d’avortements, Mammon encore plus de capitalisme, et Sîn davantage de mosquées… Mais Jésus-Christ renverse toutes ces idoles – y compris la déesse Europe – et nous permet d’être libres. Il nous permet d’ouvrir notre porte aux autres, mais aussi de la fermer quand cela nous paraît nécessaire. En Jésus-Christ, nul n’est tenu d’obéir aux lois humaines ou à une compassion aveugle et destructrice. En Lui nous pouvons échapper aussi bien au légalisme qu’au laxisme. 


L'Europe malade de sa laïcité

mars 2016

L’histoire se joue comme un drame et se répète comme une comédie, disait Jacques Ellul. Un attentat de plus et revoilà les mêmes experts qui viennent nous ré-expliquer ce qu’ils nous avaient déjà dit hier. Politiciens, islamologues, spécialistes du terrorisme, etc. nous répètent, entre autres, qu’il ne faut pas faire d’amalgame, mais lutter en amont et renforcer l’État policier. Qu’il faudrait davantage de contrôles, de fichages, de caméras de surveillance, quitte à pénaliser au passage l’ensemble des Européens. Autrement dit, nous sommes tous des criminels potentiels ! Et qu’importe si les terroristes, déjà connus des services de renseignement, aient pu passer entre les mailles du filet. Le même programme doit se poursuivre: des lois toujours plus liberticides seront instaurées pour « notre sécurité ». Naturellement, la pilule s’enfile plus facilement après un choc, et la réaction infantile des peuples européens avec leur « Je suis Charlie, je suis Paris, je suis Bruxelles… » démontre qu’ils n’ont absolument rien compris aux récupérations et manigances politiciennes.

 

D’un autre côté, il y a les braves nationalistes sonnant le tocsin, toujours là pour poser quelques bonnes questions, tout en donnant de mauvaises réponses. Ils dénoncent l’islam, mais sans jamais remettre en cause l’État policier ; incapables de voir le lien évident entre totalitarisme laïque et islamique, incapable aussi de comprendre que la mystique de la nation ne sera jamais une solution.

 

Il est pourtant impératif de réaliser que la première maladie de l’Europe n’est pas l’islam, mais la laïcité. Car pour ce qui est de l’islam, les gens bien informés savent depuis longtemps que ces attentats correspondent à un agenda précis : l’islam veut devenir la dernière religion sur terre. Les mahométans qui ont saisis ce message agissent juste en conséquence. Leur rêve de conquête de l’Europe est une vieille histoire.

 

Jadis, ils s’étaient cassés les dents sur le roc d’une culture plus ou moins chrétienne. Mais aujourd’hui, ayatollahs, imams et djihadistes jubilent en voyant la débilité laïcarde leur tendre les bras. « Venez, amis, dit-elle, reconstruisons ensemble une tour de Babel dans laquelle nous mélangerons nos cultures, nos religions, dans un monde d’amour et de paix ! ». Ce rêve se transformera toujours plus en cauchemar, car c’est là un mensonge de Satan dont l’islam et la laïcité ne sont que les enfants. Toutefois, la laïcité à ceci de particulier qu’elle nous terrorise depuis bien plus longtemps. En effet, c’est elle qui a préparé le terrain idéologique pendant toutes ces années en affaiblissant, abrutissant et anéantissant les peuples européens. Aussi les Églises se sont rendues complices des laïques, en prônant systématiquement la soumission aux autorités, l’obéissance au mensonge, tout cela pour éviter d’avoir des ennuis. Elles ont préféré Judas à Jésus.

 

Ainsi, tant que l’on refusera de poser le bon diagnostic, l’Europe continuera de mourir de sa maladie. La seule solution reste et restera une conversion totale à Christ en amont, puis l’instauration de la Christocratie en aval. Il n’y en a point d’autre. Bonne fête de Pâques ! 

 

Voir aussi : L’islam en question ; Effondrement moral ; UE : Union Ésotérique


Vaud : subventions publiques pour festival pornographique !

mars 2016

Du 4 au 6 mars 2016, Lausanne a accueilli la « Fête du Slip », un festival de promotion de pornographie dure et de sexualités déviantes (sado-masochisme, fétichisme, homosexualité, transsexualité, etc.).

 

Le canton et la ville ont subsidié cet exhibition à hauteur de près de 10’000 francs ! Des privés ont aussi apporté leur soutien, tels le groupe Migros, la loterie romande, la Fondation Oertli, et la Fondation culturelle Pro Helvetia (financée par la Confédération).

 

Le lobby gay 360 était partenaire de ce festival. Et dans son comité, on notera la présence de la pseudo-intellectuelle féministe et pro-gender Cynthia Kraus, enseignante à l’Université de Lausanne (donc payée par l’argent public).

 

Les contribuables vaudois et lausannois seront probablement ravis de savoir que leurs impôts servent parfois à financer ce genre de manifestation « culturelle ». Ironie du sort, le lendemain de celle-ci commençait le procès du violeur et assassin Claude Dubois ; un autre amateur de sexualité dite « alternative »…

 

Voir aussi : Effondrement moral ; La Suisse de l’injustice


Cette majorité conforme 

mars 2016

Des dernières votations (28 février), beaucoup de gens ne retiendront qu’un seul objet : l’initiative de l’UDC « pour le renvoi effectif des criminels étrangers ». En effet, tout n’a semblé tourner qu’autour d’elle, tant la mobilisation de l’intelligentsia suisse fut générale. Pratiquement toute la classe politique, le patronat, les syndicats, les médias, les universités, les ONG, les Eglises, etc. se sont levés pour dire NON au « nazisme » de l’ancien parti agrarien. Certains sont allés jusqu’à mettre une annonce, en pleine gare de Zurich, montrant la croix suisse déformée en croix gammée, pour inciter les gens à voter de la bonne manière. On croyait que jouer sur les émotions était l’apanage de l’UDC seul, mais on s’était trompé. Leurs adversaires ont montré qu’ils en étaient tout aussi capables. Et finalement, cela a plutôt payé, puisque 58,9% des votants ont rejeté l’initiative de l’UDC.

 

Depuis lors, toute la bien-pensance helvétique se pavane et salue cette brave société civile, ce bon peuple suisse qui a enfin su prendre la bonne direction en disant non au « fascisme » et oui à la « tolérance ». Comme si le choix sur le sort des délinquants étrangers permettait à lui seul de mesurer la sagesse des citoyens.

 

On oublie un peu trop vite que cette même majorité a rejeté l’initiative « pas de spéculation sur les denrées alimentaires », soutenant ainsi les accapareurs locaux et la pauvreté dans le monde ; qu’elle a aussi dit oui à un deuxième tube au Gothard, donc oui à davantage de trafic et de pollution ; et qu’enfin elle a dit «non» à un peu plus d’égalité fiscale pour les couples mariés. Rappelons aussi, juste au passage, que naguère la majorité a décidé de poursuivre l’immoral cofinancement forcé des avortements ; qu’elle a été favorable à l’ingénierie génétique ; qu’elle a accepté de restreindre la liberté individuelle avec le passeport biométrique ; qu’elle a dit non à une caisse maladie publique… entre autres.

 

Bref, tous ces votes sont honteux et ne correspondent pas à l’intérêt général, mais seulement aux intérêts particuliers. Certains sont même contraires aux droits fondamentaux ! Toutefois, rassurons-nous, nos élites veilleront toujours à ce que les plus importants – pour elles – soient sauvegardés. Vive la démocratie !

 

Voir aussi : Manipulation des masses ; La Suisse de l’injustice


Pour le renvoi effectif des politiciens corrompus

février 2016

En politique, les moutons noirs sont légion, sauf que contrairement aux étrangers « criminels », aucune initiative n’a jamais proposé de les renvoyer…de leur poste.

 

En Suisse, plus de 90% des députés sont payés par des lobbys, bien que cela constitue une forme de corruption au sens des articles 322 du Code pénal (Titre 19). Selon la définition de Transparency International la corruption est « le détournement de pouvoir à des fins d’enrichissement personnels. » De fait, un député qui reçoit de l’argent d’un quelconque groupe d’intérêt – pour le défendre – n’exerce pas le mandat pour lequel il a été élu ; il est donc théoriquement corrompu. Rappelons en effet que le Conseil national est censé représenter le peuple et le Conseil des Etats les cantons. Les députés reçoivent un excellent salaire – payé par le contribuable – pour exercer leur fonction. Ainsi, en empochant des pots-de-vin, ces politiciens s’exposent normalement à une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

 

Toutefois, ici comme ailleurs, le Code pénal ne s’applique pas vraiment aux puissants. Plusieurs affaires le prouvent. La dernière en date concerne une dénommée Christa Markwalder, conseillère nationale PLR qui aurait transmis des informations confidentielles au lobby kazakh, en échange de quelques deniers. En 2015, cette affaire avait fait polémique, et pratiquement toute la presse en avait parlé. Mais depuis : silence radio !

 

Qu’est donc devenue cette europhile ? Aux dernières nouvelles, elle siège toujours au Conseil national et y a même été élue présidente ! Comme quoi une corruption institutionnalisée peut devenir un Etat…

 

Voir aussi : La Suisse de l’injustice


Une écharde dans la chair

janvier 2016

« Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'empêcher de m’enorgueillir. »

(II Cor. XII, 7)

 

Avec une humilité tout à fait remarquable, le grand saint Paul, l’apôtre des Nations, confesse aux Corinthiens qu’il a un problème. Il utilise l’image d’une « écharde dans la chair » pour en parler. Une écharde désigne généralement un objet pointu qui s’enfonce dans la peau : il s’agit donc probablement d’un mal continu et pénible, sans que l’on puisse davantage en préciser la nature. Certains commentateurs n’y ont vu qu’un problème d’élocution – ou de bégaiement – puisque les ennemis de Paul disaient que « sa parole est méprisable » (II Co. X, 10). D’autres y ont vu l’épilepsie, de violents maux de tête, des maux d’yeux, des tentations, etc. Quoi qu’il en soit, nous n’en savons rien.

 

Il semble probable que Paul souffrait d’une maladie physique chronique, puisque ses ennemis le disaient aussi « faible ». Mais cela n’invalide pas les autres hypothèses (élocution et tentations).

 

Chose étrange, l’apôtre imputa ce mal à un « ange de Satan », qu’il réussit toutefois à retourner en bien, puisqu’il considéra cette épreuve comme un moyen de ne pas s’enorgueillir. Au verset 8, il déclare avoir prié par trois fois le Seigneur afin d’être éloigné de ce tourment. Sans succès.

 

Il y a quand même un côté « rassurant » dans ce passage, car il nous enseigne que ce héros de la foi était un être humain, comme nous, avec ses faiblesses, ses maladies, ses luttes et ses questionnements. Par ailleurs, il renverse d’un seul coup tout l’édifice construit par les tenants l’évangile de la prospérité. C’est-à-dire, la plupart des églises évangéliques qui s’y inspirent et qui ont fait de la « guérison » leur fonds de commerce. Contrairement à leurs allégations, Dieu ne promet à ses enfants ni richesse ni bonne santé. Très souvent, c’est même l’inverse qui est vrai. Certes, le Seigneur peut intervenir parfois dans notre histoire, et guérir de manière miraculeuse, mais ce n’est pas un Deus ex machina. Il n’y a donc pas un mécanisme à comprendre, ni une procédure type pour le faire sortir de « Son repos ».

 

La seule réponse que le Seigneur donna à Paul est la suivante : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ».

 

Voir aussi : Dérives évangéliques


Joyeux Noël à tous et bonne année 2016 ! 

décembre 2015

Pour terminer cette année en beauté, voici l’une des musiques les plus sublimes au monde, composée par Bach dans La Passion selon Matthieu. Ce mouvement dépeint le repentir de Pierre juste après avoir renié le Christ. Puissions-nous nous en inspirer…

Aie pitié de moi, mon Dieu,

Au nom de mes larmes.

Vois, mon coeur et mes yeux pleurent

Amèrement devant toi.

Aie pitié de moi, mon Dieu...


L'Arabie saoudite, le « gentil » Daech

Faisal bin Hassan Trad, ambassadeur de l'Arabie saoudite à l’ONU et président du groupe d'experts du CDH
Faisal bin Hassan Trad, ambassadeur de l'Arabie saoudite à l’ONU et président du groupe d'experts du CDH

décembre 2015

L’Etat islamique (Daech) terrorise, lapide, égorge, crucifie, et persécute les chrétiens. Autrement dit, il applique la charia. Le royaume saoudien fait à peu près la même chose, sauf qu’il est l’allié de l’Occident politique.

 

Et quoique cette pétromonarchie musulmane sponsorise Daech, cela n’a aucune espèce d’importance. Nos élites occidentales préfèrent lutter à coup de lois liberticides chez nous, plutôt que de sanctionner un partenaire extérieur qui a autant de capital. Pour preuve, sous nos latitudes, l’Etat policier se renforce de jour en jour au nom d’une prétendue lutte contre le terrorisme, tandis que le DFAE se félicite publiquement des relations qu’il entretient avec le « gentil » Daech, ce « partenaire de premier plan pour la Suisse ». L’artifice est subtil : on se targue de travailler pour la sécurité du peuple en réduisant ses propres libertés, tout en restant amis avec les terroristes en col blanc.

 

Plus cocasse encore, l’ambassadeur de l’Arabie saoudite au siège genevois de l'ONU a été élu, il y a quelques mois, président du groupe d’experts du Conseil des droits de l’homme (CDH). L’un des pays les plus répressifs au monde gère actuellement un poste-clé en matière de défense des droits humains. On aurait pu croire à une blague, mais c’est du sérieux.

 

Dès lors, il n’est pas impossible de voir un jour Daech atteindre, comme son parrain saoudien, une certaine respectabilité. Et pourquoi pas une place importante au CDH…


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